Au procès en appel de l’affaire libyenne, le parquet requiert des sanctions « à la hauteur de la gravité des faits »

Au procès en appel de l’affaire libyenne, le parquet requiert des sanctions « à la hauteur de la gravité des faits »

Le 13 mai 2026, le parquet général a demandé des peines significatives, mais mesurées, au procès en appel concernant le financement présumé par la Libye de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Cette demande intervient dans un contexte où l’ancien président est accusé d’avoir conduit le pays vers une « perdition républicaine ». Le ministère public a réclamé une peine de sept ans de prison, identique à celle demandée lors des premières instances, alors que Nicolas Sarkozy avait été condamné à cinq ans de détention le 25 septembre 2025.

Rodolphe Juy-Birmann, magistrat senior, a pris la parole au nom de ses collègues pour souligner la « carrière politique extraordinaire » de l’ancien président et les « services rendus à la France ». Il a justifié la nécessité d’une sanction proportionnelle à la gravité des faits, insistant sur le fait que « c’est le mensonge que vous sanctionnerez ».

Au nom du principe d’égalité devant la loi, Juy-Birmann a affirmé qu’aucun traitement particulier ne serait accordé à Sarkozy, car « la préservation du pacte social est un enjeu majeur ». Il a désigné Nicolas Sarkozy comme « l’instigateur » du pacte de corruption avec le colonel Mouammar Kadhafi, le qualifiant de « principal, l’unique bénéficiaire des faits ». Le parquet a également précisé qu’« aucun accommodement ne peut être toléré, surtout pas une ingérence étrangère ».

Source : Le Monde

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