
Affaire du funérarium de Grammont : le procès fixé en décembre 2027
Le tribunal correctionnel de Montpellier a tenu une audience de consignation le 6 mai 2023 dans l’affaire du funérarium de Grammont, où plusieurs salariés dénoncent des faits de harcèlement, d’agressions sexuelles présumées et de travail dissimulé. Le jugement sur le fond de l’affaire ne sera pas rendu avant décembre 2027.
Cette audience, bien qu’étant une étape procédurale, a suscité des émotions parmi les anciennes salariées présentes. Aurélie, ancienne employée, a exprimé sa satisfaction d’être enfin entendue après des années de silence : « Je suis quand même contente d’être là aujourd’hui, même si le fond du dossier n’est pas jugé, au moins, il se passe quelque chose. »
Les plaintes ont été déposées en octobre 2022 par plusieurs salariées du complexe funéraire, géré par une société dont Montpellier Méditerranée Métropole est actionnaire majoritaire. Les plaignantes évoquent des comportements inappropriés tels que des fessées, des frôlements et des propos sexistes, et affirment avoir alerté leur hiérarchie sans résultat. Une citation directe a été déposée par l’avocat Stéphane Fernandez visant plusieurs cadres et le maire Michaël Delafosse pour complicité dans l’absence de mesures de protection.
L’audience a également fixé les consignations dues par les parties civiles, s’élevant à 1 000 euros pour la plupart des plaignants et 800 euros pour trois autres, à régler dans les deux mois. La défense, représentée par l’avocate Iris Christol, a fait état de poursuites jugées abusives et a signalé qu’elle n’avait pas reçu toutes les pièces nécessaires pour se prononcer sur les consignations.
Le procès sur le fond est prévu pour le 6 décembre 2027, tandis qu’une enquête pénale est toujours en cours. L’avocat des parties civiles a relativisé le délai d’attente, le qualifiant de « habituel » en raison du manque de moyens de la justice. Cependant, certaines victimes expriment leur frustration face à cette lenteur, une ancienne salariée ayant dénoncé des faits de harcèlement dès 2015.
Source : Le Poing





