Démantèlement des patrouilleurs P400 : structuration d’une filière d’avenir

Démantèlement des patrouilleurs P400 : une filière d’avenir en Nouvelle-Calédonie

Dans le cadre du démantèlement des patrouilleurs P400 La Glorieuse et La Moqueuse, Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé des infrastructures maritimes et président du Port autonome (PANC), a présenté les enjeux de ce chantier lors d’une conférence de presse. Étaient également présents le capitaine de frégate Grégoire Renaud, directeur du Service de soutien de la flotte en Nouvelle-Calédonie, et Emma Hohl, responsable QHSE de la société EMC.

Cette opération, menée par le Service de soutien de la flotte (SSF) avec le soutien du gouvernement, vise à dépolluer, déconstruire et valoriser les matériaux des navires dans une logique d’économie circulaire.

Une opération industrielle majeure au service de l’économie locale

Les patrouilleurs P400, désarmés respectivement en 2019 et 2022 après près de trente ans de service, ont été remplacés par des unités plus modernes comme l’Auguste-Bénébig, arrivé en avril 2023, et le Jean-Tranape, dont l’arrivée est prévue en juin 2026. La déconstruction des deux anciens patrouilleurs en Nouvelle-Calédonie est pilotée par le SSF, responsable de la maintenance des bâtiments militaires.

Le chantier, débuté en janvier au petit quai Sud à Nouméa, s’est déplacé le 24 mars 2026 sur la cale de halage de Nouville et devrait s’achever dans l’année. Avec près de 500 tonnes d’acier traitées, il représente le plus important chantier de démantèlement jamais réalisé dans la région. Le coût total du projet s’élève à 160 millions de francs.

Données et statistiques

Ce projet a été rendu possible grâce aux compétences des entreprises locales, à leur maîtrise technique et à des coûts compétitifs. Grégoire Renaud a souligné que l’argent injecté dans ce chantier bénéficie directement à l’économie calédonienne.

À l’issue d’un appel d’offres lancé en novembre 2025, plusieurs entreprises locales ont été sélectionnées, dont :

  • EMC, spécialisée dans la valorisation des déchets ferreux, en cotraitance avec AMPE, experte en dépollution ;
  • SCADEM, spécialisée dans les travaux sous-marins ;
  • SORECAL pour le remorquage ;
  • SOCALMO, experte en grutage.

Conséquence directe

Ce chantier contribue au développement de l’économie bleue, en générant des emplois et en structurant une filière locale de déconstruction navale. Il représente également une alternative durable à l’ancienne pratique d’immersion des navires en mer, garantissant une gestion sécurisée des polluants et une traçabilité complète des déchets.

Le Port autonome de Nouvelle-Calédonie, avec ses infrastructures adaptées, se positionne comme un acteur clé dans le développement d’une filière de maintenance et de déconstruction navale, renforçant ainsi l’attractivité du territoire.

Source : Service de soutien de la flotte (SSF), Port autonome de Nouvelle-Calédonie (PANC)

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