
Hantavirus : une prise en charge à géométrie variable entre l’Europe et les États-Unis
C’est enfin l’heure du retour pour les 122 passagers et membres d’équipage de 23 nationalités qui se trouvaient à bord du MV Hondius. Pendant leur croisière, sept personnes, dont une Française, ont été infectées par l’hantavirus, selon le dernier décompte officiel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), diffusé lundi 11 mai. Leur rapatriement s’est effectué sous très stricte surveillance, alors que trois croisiéristes ont déjà succombé à ce virus. « Nous prenons les mesures les plus strictes de la zone européenne », a assuré Stéphanie Rist, la ministre française de la Santé.
L’OMS a recommandé « une surveillance et un suivi rapprochés pour toutes les personnes débarquant du navire pendant une période de 42 jours ». En Europe, les mesures d’isolement sont très encadrées. Par exemple, les cinq croisiéristes français ont été placés en isolement à l’hôpital Bichat, dans des chambres spécialement aménagées pour éviter la contamination. Au Royaume-Uni, les vingt personnes rapatriées ont été placées dans un centre d’isolement où elles subiront des tests pendant 72 heures.
À l’inverse, la réponse des États-Unis semble moins stricte. Les 17 Américains présents à bord du Hondius, après avoir été placés en observation dans un centre du Nebraska, pourront rentrer chez eux s’ils sont testés négatifs. Ils devront rendre compte quotidiennement aux autorités sanitaires de leur État de résidence, mais ne seront pas soumis à une quarantaine stricte. Ce niveau d’urgence de la réponse à l’hantavirus est jugé comme le plus bas prévu par l’échelle sanitaire américaine.
L’OMS estime que le risque pour la population est « bas », en raison de la faible transmissibilité de l’hantavirus, sauf en cas de contact prolongé et rapproché avec une personne infectée. Cependant, des experts soulignent que le virus présente un taux de mortalité d’environ 30 %. Les mesures d’isolement visent à protéger les personnes ayant été à bord du Hondius et à faciliter une intervention rapide en cas de besoin.
Source : France 24






