La nullité de mariage, un douloureux chemin de vérité

La nullité de mariage : un douloureux chemin de vérité

Chaque année, environ 700 demandes de reconnaissance de nullité de mariage sont déposées en France auprès des tribunaux ecclésiastiques, également appelés « officialités ». Selon le Code de droit canonique (canon 1060), le mariage bénéficie de la présomption de validité. En cas de doute, il doit être considéré comme valide jusqu’à preuve du contraire. La question se pose alors : cette preuve d’invalidité sera-t-elle trouvée au terme de la procédure ? Oui, dans environ 90 % des cas.

Christian et Nathalie Mignonat, un couple de sexagénaires engagés, accompagnent les couples depuis la préparation au mariage jusqu’à l’accueil des personnes divorcées au sein de l’Église. Christian, titulaire d’un diplôme en droit canonique, agit en tant que défenseur du lien à l’officialité de Lyon depuis plus de douze ans.

Il précise : « La reconnaissance de nullité est un procès canonique, impliquant des avocats ecclésiastiques, un défenseur du lien — comparable à un procureur du mariage chrétien — un notaire (ou greffier) qui consigne les auditions, et des juges qui rendent la décision. Les interrogatoires se déroulent sans confrontation, tout est basé sur les dossiers. L’enquête ne porte pas sur la vie après le mariage, mais sur la validité du consentement donné à l’origine, qu’il y a deux ans ou trente ans. »

Cette procédure complexe souligne l’importance du consentement initial dans le mariage chrétien et les défis émotionnels que les couples peuvent rencontrer en cherchant à obtenir une déclaration de nullité.

Source : La Vie.

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