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Balai en lutte : Mobilisation pour la réintégration du personnel de nettoyage à l’ULB

Les travailleurs et travailleuses du nettoyage de l’Université libre de Bruxelles (ULB) se sont mobilisés ce samedi matin, non pas pour un piquet de grève, mais pour un voyage à Paris. Environ quarante personnes ont pris le train pour rencontrer leurs homologues de Sciences Po Paris et Grenoble, dans un esprit de solidarité et de partage d’expériences.

La sous-traitance, c’est de la maltraitance

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités du groupe « Balai en lutte », créé en mars 2025. Ce collectif vise à mettre fin à la sous-traitance du nettoyage à l’ULB. Lors d’une assemblée tenue dans le 19e arrondissement parisien, les participants ont échangé sur les défis communs auxquels ils font face, notamment la détérioration des conditions de travail due aux appels d’offres successifs.

Une membre du Collectif du Lien, formé par des étudiants en soutien au personnel sous-traité, a déclaré : « Chaque nouvel appel d’offres dégradait les conditions de travail du personnel d’entretien. En sous-traitant, Sciences Po Paris crée des sous-travailleurs, ce qui est inadmissible. » En mars 2025, la société Atalian a rompu son contrat avec l’université, entraînant une grève des 77 agents d’entretien qui a abouti à l’obtention d’un treizième mois et d’une prolongation de contrat pour un an.

Des travailleurs sous pression

À l’ULB, la situation est similaire. Le service de nettoyage est externalisé depuis plusieurs années, ce qui a conduit à une augmentation des tâches et une diminution des heures de travail. Selon Maria, membre de la délégation belge, « les tâches augmentent, les heures diminuent. Les bâtiments ne rétrécissent pas. » Le dernier marché conclu pour le site du Solbosch s’élevait à trois millions d’euros, avec un salaire minimum de 16,8 euros brut de l’heure.

Les témoignages recueillis par le collectif révèlent également des problèmes de harcèlement au sein du personnel, exacerbés par la pression exercée par les « coordinateurs », anciennement appelés « brigadiers ». Ces conditions mettent en lumière les difficultés structurelles liées à la sous-traitance.

Vers une Internationale du nettoyage ?

Les participants à la réunion ont discuté de la nécessité d’unir leurs forces pour lutter contre ces injustices. Ils ont formulé plusieurs revendications, notamment l’accès aux services de l’université à tarif réduit et une participation active à l’élaboration des cahiers des charges des contrats de nettoyage.

En conclusion, la mobilisation de ces travailleurs et travailleuses souligne l’importance de la solidarité dans la lutte pour des conditions de travail dignes. Comme l’a souligné Layla Mabrouk, représentante du personnel à Sciences Po Paris, « il n’y a que la solidarité et la lutte qui peuvent faire changer les choses. »

Source : Article original de Balai en lutte

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