
Le projet logistique de PRD à Belin-Béliet : une nouvelle mouture contestée
Sept ans après une première version controversée, le promoteur Percier Réalisation et Développement (PRD) a dévoilé son nouveau projet de pôle logistique et industriel de 53 000 m² sur la commune de Belin-Béliet, à la limite de la Gironde et des Landes. Ce projet a de nouveau suscité des critiques lors de l’ouverture de l’enquête publique, lancée le 20 avril pour obtenir une autorisation environnementale.
Lors de cette enquête, une centaine de personnes se sont rassemblées le 29 avril dans la salle des fêtes de Belin-Béliet pour exprimer leur opposition, tandis que les partisans du projet se sont montrés moins visibles. Le projet, qui reste localisé à 35 kilomètres au sud-ouest de Bordeaux, est situé au sein du Parc naturel régional des Landes de Gascogne, dont deux tiers de la surface est classée zone humide.
Emprise foncière revue à la baisse
Comparé à 2019, la surface du terrain a été réduite de 22 % et l’emprise du bâtiment de 27 %, selon Julien Caron, directeur régional de PRD. Le projet inclut un entrepôt divisé en huit cellules de stockage d’environ 6 000 m², ainsi que 2 300 m² de bureaux. À ce jour, le nom des exploitants n’est pas encore connu, et les acteurs du e-commerce ne seront pas acceptés. Alexis Perret, directeur général de PRD, a précisé que l’objectif est d’accueillir des enseignes de qualité, en soulignant l’importance de maintenir de bonnes relations avec le territoire.
Bruno Bureau, président de la communauté de communes du Val de l’Eyre et maire de Salles, a apporté son soutien au projet pour des raisons économiques. Il a rappelé que cette zone d’activités, appelée Sylva 21, est définie comme telle depuis plus de vingt ans. Par ailleurs, il a indiqué qu’environ 1 000 personnes quittent chaque jour sa commune pour travailler à Bordeaux.
Conclusion implicite
Ce projet logistique soulève des inquiétudes environnementales tout en mettant en avant des enjeux économiques locaux, et son avenir dépendra des résultats de l’enquête publique en cours.
Source : La Tribune




