La mortalité liée à la chaleur pourrait diminuer d’environ un tiers grâce à l’augmentation des espaces verts à Paris

Une étude internationale menée par l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, en collaboration avec le Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal) et la London School of Hygiene & Tropical Medicine, met en avant des inégalités marquées dans la capitale française face aux vagues de chaleur. Selon cette étude, les arrondissements de Paris les plus végétalisés présentent un risque de mortalité significativement plus faible lors des périodes de fortes chaleurs.

L’analyse, basée sur près de dix ans de données (2008-2017), révèle que la présence d’arbres, de parcs et de toitures végétalisées contribue à abaisser les températures et à protéger la santé des habitants. Cependant, tous les espaces verts n’offrent pas la même protection. Les arbres, par exemple, sont particulièrement efficaces grâce à l’ombre qu’ils fournissent et à l’évapotranspiration.

L’étude souligne également l’existence d’inégalités notables dans la répartition des espaces verts à Paris : le pourcentage d’espaces verts varie de 1,4 % dans le 2ᵉ arrondissement à 20,4 % dans le 13ᵉ. Hicham Achebak, principal auteur de l’étude, souligne que cette disparité met en lumière une fracture entre le centre de la capitale, plus soumis à l’effet d’îlot de chaleur urbain, et les arrondissements périphériques, mieux protégés.

Les chercheurs estiment que si tous les arrondissements atteignaient le niveau de végétalisation du 13ᵉ, la mortalité liée à la chaleur pourrait diminuer d’environ un tiers lors de vagues de chaleur modérées ou intenses, c’est-à-dire au-delà de 25 °C.

Pour renforcer la résilience de la ville face aux effets des vagues de chaleur, les experts suggèrent également d’autres solutions, telles que l’utilisation de matériaux réfléchissants pour les toitures et les chaussées, l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments, ainsi qu’une réduction du trafic automobile.

Source : Inserm

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire