
Philippe Doom dénonce la réélection de Bernard Leroy à l’Agglo Seine-Eure
Le maire de Saint-Aubin-sur-Gaillon, Philippe Doom, a exprimé son mécontentement lors du conseil d’installation de l’Agglo Seine-Eure, qui s’est tenu le 11 avril 2026 à Louviers. Après l’élection du président, il a quitté l’assemblée, indiquant que « tout était joué d’avance » et qu’il ne souhaitait pas assister au « sacre de Bernard Ier, le roi de l’Agglo ».
Philippe Doom a critiqué le fait qu’aucune proposition ne lui ait été faite, que ce soit pour une vice-présidence ou une vice-présidence déléguée, ce qu’il considère comme un affront pour sa commune et ses 45 entreprises. Il a également dénoncé le retour de Bernard Leroy et de ses soutiens, qu’il accuse de vouloir « reconstruire leur beau château » sans se soucier des besoins des habitants.
Le maire a mis en lumière la situation économique de Saint-Aubin-sur-Gaillon, soulignant que la commune génère 4,5 millions d’euros grâce à son activité, tandis que l’Agglo ne lui verse que 400 000 euros par an, ce qui lui semble insuffisant.
Mobilités et infrastructures
Philippe Doom a également abordé la question des mobilités. Il a souligné que la commune ne dispose que de deux vélos électriques pour 2 500 emplois aux Champs Chouettes, une situation qu’il juge inadéquate. Il a proposé l’ouverture d’une ligne de bus reliant la gare de Gaillon-Aubevoye à la zone d’activités, avec une desserte potentielle pour les zones environnantes.
Le maire a évoqué la nécessité d’élargir le réseau de transport pour les jeunes en études, en s’inspirant d’initiatives similaires mises en place avec Rouen Métropole.
Face à l’insatisfaction concernant la place de sa commune dans l’Agglo, Philippe Doom a laissé entendre qu’il pourrait envisager des « mesures radicales », affirmant que « Saint-Aubin n’est pas marié avec l’Agglo Seine-Eure ». Il a cependant précisé qu’il ne comptait pas adopter une politique de la chaise vide et qu’il siégerait au conseil pour continuer à défendre les intérêts de sa commune.
Source : Actu.fr, Pierre Boissonnat, 29 avril 2026




