
Carole Bonnus : un héritage toulonnais entre rugby et commerce
Dans le Var, le nom de Carole Bonnus résonne comme une légende vivante du Rugby Club Toulonnais. Son grand-père, joueur international, est une figure emblématique, enterré avec son maillot rouge et noir. La tribune Bonnus du stade Félix-Mayol honore sa carrière, et Carole considère ce patronyme comme un héritage prestigieux qu’elle porte avec fierté.
Née à Besagne, au cœur de Toulon, Carole est issue d’une lignée où le travail et le commerce sont des valeurs fondamentales. Sa grand-mère tenait le Bar des Halles au marché de gros de Sainte-Mus, où la rigueur était de mise. C’est elle qui lui a transmis son surnom affectueux, « Ma Nine », qu’elle utilise aujourd’hui pour accueillir ses clients.
Le parcours de Carole est celui d’une femme résiliente. Veuve à 45 ans, elle a quitté son emploi à la mairie du Beausset pour réaliser son rêve de vendre des coquillages, à l’image de Fannie d’e Pagnol. Elle est désormais présente sur les marchés du Plan et de Saint-Cyr, où son sourire et son humour attirent une clientèle fidèle.
Sur son étal, Carole privilégie le savoir-faire local, mettant en avant les huîtres de chez Giol, qui ont remporté cinq médailles d’or et un prix d’excellence. Elle propose également des spécialités telles que des moules gratinées et des moules chaudes au thym et au fenouil, capturant l’essence de la Provence.
En parallèle de son métier d’écaillère, Carole nourrit un rêve secret : le chant. Elle confie chanter tout au long de la journée chez elle, espérant un jour se produire sur scène. Son énergie et sa joie de vivre font d’elle une héritière d’une certaine idée de la vie toulonnaise.
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