​Mihiroa Ariitai, “vahine taro” à Papara
​Mihiroa Ariitai, “vahine taro” à Papara

Tahiti, le 18 mai 2026 – Mihiroa Ariitai, agricultrice spécialisée dans la culture du taro, a choisi de reprendre l’exploitation familiale à Papara, suivant ainsi les traces de sa mère. Après une formation en installation agricole, elle se consacre à la culture d’une quinzaine de variétés de taro, tout en intégrant des étapes d’agrotransformation pour proposer des produits prêts à cuire.

Mihiroa Ariitai, 40 ans, mère de deux enfants, a grandi à Tubuai avant de s’installer à Papara. Bien que l’agriculture soit un héritage familial, Mihiroa n’envisageait pas cette voie au départ. Après des études de secrétariat et divers emplois précaires, elle a décidé de se lancer dans l’agriculture, inspirée par sa mère.

Pour faciliter sa reconversion, elle a suivi une formation au Centre de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA) d’Opunohu en 2023, où elle a appris non seulement les techniques agricoles, mais aussi des compétences en gestion et commercialisation.

Aujourd’hui, Mihiroa exploite entre 8 000 et 9 000 m² de terres marécageuses propices à la culture du taro. Elle cultive principalement du taro rarotoa, apprécié pour sa saveur, ainsi que d’autres variétés comme le taro veo et manaura. Elle participe également à des concours agricoles, ayant fait ses débuts en 2025.

La vente de ses produits se fait principalement par agrotransformation. Elle propose des morceaux de taro prêts à cuire, valorisant ainsi sa production. Les paquets de 1 kg se vendent à 1 200 francs et ceux de 1,5 kg à 1 800 francs. Mihiroa fournit des particuliers, des établissements scolaires et des magasins à Papara, et aspire à élargir son réseau de distribution.

Cependant, elle rencontre des défis liés à la disponibilité des terres agricoles, ce qui limite son expansion. Elle a demandé un lot agricole pour diversifier sa production, mais l’attribution prend du temps. Mihiroa souligne également la difficulté d’inciter les jeunes à s’engager dans le secteur primaire, un enjeu crucial pour l’autonomie alimentaire à Tahiti.

Malgré ces obstacles, elle reste déterminée à continuer son travail, affirmant que l’agriculture est non seulement un métier, mais aussi une passion qu’elle aborde avec « force et amour ». Elle a choisi le nom de marque « Vahine taro » pour rendre hommage aux femmes qui se lancent dans des domaines inattendus.

Source : Tahiti-Infos

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