
Blocage à Kouaoua : le centre minier de la SLN à l’arrêt, 120 employés en congés forcés
Le centre minier de Kouaoua est à l’arrêt depuis le début de la semaine. La Société le Nickel (SLN) a placé ses employés en congés payés suite à un blocage survenu lundi 30 mars, au moment du lancement d’un chantier de construction de pont.
Interrogé par nos confrères de Caledonia, le directeur général de la SLN, Guillaume Kurek, a évoqué une opposition « assez violente » sur place, sans préciser les auteurs ni les motivations. Il a également déclaré qu’ « aucune décision » n’avait été prise concernant une éventuelle suspension durable ou un arrêt du site, soulignant un « temps de réflexion » après les oppositions exprimées.
Des discussions en cours
Les représentants des salariés évoquent une situation plus ancienne. Pierre Kaloï, délégué STKE mines, a expliqué que le blocage n’est pas le problème principal, mais plutôt un « prétexte ». Il a exprimé le souhait de « poursuivre l’activité et éviter la mise en sommeil du site ».
Hervé Cronsteadt, délégué syndical du Soenc nickel, a également exprimé l’espoir d’une issue rapide, ajoutant que des discussions étaient en cours entre la direction et les acteurs locaux, dont les coutumiers et la mairie.
Une solution pour convoyer le minerai
Environ 120 salariés de la SLN sont concernés par cette mesure, qui impacte également de nombreux sous-traitants de la région. Ce conflit survient dans un contexte déjà difficile pour le site, dont l’activité dépend de solutions de transport du minerai en cours d’adaptation. Depuis la destruction en 2024 de la Serpentine, le convoyeur qui acheminait le minerai jusqu’aux minéraliers, la SLN travaille à la mise en place d’un système de roulage alternatif, nécessitant de nouvelles infrastructures, dont quatre ponts.
Contactée, la direction de la SLN a indiqué qu’elle communiquera dans les prochains jours.
Source : Caledonia




