
Un mégatsunami dévastateur frappe l’Alaska : un événement sans précédent
Un mégatsunami, causé par l’effondrement d’une montagne dans un fjord de l’Alaska, a été enregistré comme le deuxième plus haut jamais observé, atteignant près de 500 mètres. Cet événement, survenu au milieu de l’année dernière, a détruit tout sur son passage dans une région isolée du sud-est de l’État.
Les analyses récentes indiquent que de petits séismes ont déclenché un glissement de terrain massif, entraînant 64 millions de mètres cubes de roche dans l’eau, un volume équivalent à 24 pyramides de Gizeh. La force de cette masse de roche, tombant sur le fjord en moins d’une minute, a généré une onde dévastatrice.
Les chercheurs notent que le timing de l’événement, survenu tôt le matin, a évité une catastrophe plus importante, car il a permis d’éviter que des bateaux de touristes ne soient pris au piège. Bretwood Higman, géologue de l’Alaska, a qualifié cet événement de « véritable électrochoc ».
Les mégatsunamis, qui se produisent généralement lors de glissements de terrain provoqués par des séismes, sont des phénomènes localisés qui se dissipent rapidement. En revanche, les tsunamis en haute mer, souvent causés par des séismes sous-marins, peuvent parcourir des milliers de kilomètres et causer des destructions massives.
L’Alaska est particulièrement vulnérable à ces événements en raison de sa topographie montagneuse et de ses fréquents tremblements de terre. De nouvelles recherches suggèrent que la fonte des glaciers, exacerbée par le changement climatique, augmente le risque d’effondrements dans la région.
Stephen Hicks, chercheur à l’University College London, a souligné que le glacier avait précédemment stabilisé le bloc rocheux, et son retrait a exposé la base de la falaise, entraînant l’effondrement. Les scientifiques s’inquiètent de l’augmentation potentielle de ces mégatsunamis, avec des prévisions indiquant qu’ils pourraient survenir dix fois plus souvent qu’il y a quelques décennies.
Les compagnies de croisière, en raison des préoccupations de sécurité, ont décidé de cesser d’envoyer des navires dans la région de Tracy Arm, où l’événement a eu lieu.
Source : BBC






