La loi sur l’homosexualité au Sénégal, un écran de fumée face à l’impuissance du tandem au pouvoir à Dakar

Loi sur l’homosexualité au Sénégal : un écran de fumée face à l’impuissance du gouvernement

Le 26 février, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé un doublement des peines de prison pour les actes homosexuels, déclarant : « C’est la première loi que j’ai déposée, moi-même, à l’Assemblée nationale. » Cette annonce marque une priorité législative singulière pour le chef du gouvernement, alors que son mouvement, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), a remporté les élections il y a deux ans.

Le pays se trouve actuellement confronté à une crise économique profonde, avec une montée du mécontentement social dans des secteurs clés tels que les transports, l’éducation et la santé. Un ancien ministre, ayant servi sous l’administration de Macky Sall, a commenté que cette législation homophobe pourrait servir d’« écran de fumée » pour détourner l’attention des problèmes structurels du gouvernement et des frustrations croissantes, notamment parmi les jeunes, qui constituent une partie essentielle de son électorat.

Cette loi s’inscrit partiellement dans une promesse électorale faite durant la campagne présidentielle de 2024, visant à criminaliser ce que Sonko qualifie d’« actes contre nature ». Le texte, qui amalgame homosexualité consentie avec des actes tels que la nécrophilie et la zoophilie, a suscité des indignations discrètes au sein de la société. Toutefois, ce sujet semble trouver un écho favorable dans l’opinion publique sénégalaise, où une centaine de personnes ont déjà été arrêtées sans susciter de réactions notables.

Source : AFP

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