
Sur une boule de feu dans l’atmosphère : le retour sur Terre d’Artemis II
Table des matières
Après une semaine historique dans l’espace, les quatre astronautes de la mission Artemis II de la NASA se préparent à la phase la plus intense de leur voyage : le retour sur Terre. La capsule Orion doit chuter de plus de 400 000 pieds (121 kilomètres) et parcourir près de 2 000 miles (3 218 kilomètres) au-dessus de l’océan Pacifique jusqu’à une zone d’amerrissage au large des côtes de Californie.
Durant presque la moitié de cette descente, les communications avec l’équipe au sol de la NASA seront totalement coupées, tandis que les astronautes devront faire face à des températures atteignant jusqu’à 2 760 degrés Celsius. L’astronaute Victor Glover a décrit cette rentrée atmosphérique comme « chevaucher une boule de feu à travers l’atmosphère ».
Se préparer à la descente
Pour se préparer à cette rentrée, l’équipage a déjà effectué une manœuvre de correction de trajectoire de retour, consistant en un léger allumage de moteur pour affiner la trajectoire du vaisseau. De plus, les astronautes ont testé des combinaisons conçues pour lutter contre l’intolérance orthostatique, un trouble qui peut affecter la pression artérielle et le flux sanguin lors de leur retour à la gravité terrestre.
Le neuvième jour de leur mission, l’équipage pilotera manuellement le vaisseau pour centrer la Terre dans l’un des hublots, avant de l’orienter vers le Soleil pour maximiser l’énergie solaire. Le dixième jour, ils se prépareront pour la descente finale, avec une séparation du module de service environ vingt minutes avant la rentrée.
Comment va se dérouler la rentrée ?
La capsule Orion rentrera dans l’atmosphère terrestre à une altitude d’environ 400 000 pieds (121 920 mètres) et devra parcourir encore 1 950 miles (3 138 kilomètres) jusqu’à son point d’amerrissage. Vingt-quatre secondes après l’entrée dans l’atmosphère, Orion subira une phase de « blackout », durant laquelle les communications seront interrompues pendant environ six minutes.
Équipée du plus grand bouclier thermique au monde, la capsule protégera les astronautes de la chaleur intense. À l’issue de cette période de silence radio, Orion se trouvera à 150 000 pieds (45 720 mètres) et se dirigera vers la zone d’amerrissage. Le déploiement des parachutes sera alors une priorité.
Deux petits parachutes de stabilisation s’ouvriront à 25 000 pieds (7 620 mètres) pour ralentir le vaisseau à 494 km/h, suivis de trois parachutes principaux qui réduiront sa vitesse à 38 km/h à l’approche de l’amerrissage. Une fois dans l’eau, un système de ballons gonflables orange se déploiera pour remettre la capsule en position verticale, facilitant ainsi la sortie de l’équipage.
Que se passe-t-il après la mission ?
Liliana Villarreal, directrice des opérations d’atterrissage et de récupération pour Artemis, supervisera la récupération des astronautes à bord de l’USS John P. Murtha. Le navire, accompagné de petites embarcations, sera positionné à une distance de sécurité du point d’amerrissage. Après une évaluation rapide, les astronautes seront transférés sur un radeau gonflable en attendant l’arrivée de deux hélicoptères pour les transporter vers des installations médicales.
La capsule Orion sera ensuite chargée à bord de l’USS John P. Murtha et ramenée vers la base navale la plus proche dans les 24 heures suivant l’amerrissage, où elle subira des inspections avant d’être renvoyée au centre de la NASA en Floride.
Selon la NASA, Artemis II doit amerrir au large de San Diego le vendredi 10 avril vers 20 h 07 (heure de la côte Est des États-Unis), soit 2 h 07 (heure d’été d’Europe centrale).
Source : Euronews




