Cent soixante-neuf e-mails et six heures de réunion par semaine : les risques de l’« infobésité » au travail

Cent soixante-neuf e-mails et six heures de réunion par semaine : les risques de l’« infobésité » au travail

FAIT PRINCIPAL
Les salariés français subissent une surcharge d’informations au travail, avec une moyenne de 169 courriels reçus et 38 envoyés par semaine, accompagnés de 110 messages sur des tchats internes et de six heures passées en réunion.

CONTEXTE FACTUEL
Le référentiel annuel de l’Observatoire de l’infobésité et de la collaboration numérique (OICN), publié le 4 mai, met en lumière le phénomène de l’infobésité, qui se traduit par une sensation de noyade informationnelle. L’étude, réalisée par la start-up Mailoop, a analysé les métadonnées de 29 819 travailleurs issus de neuf organisations publiques et privées, majoritairement dans le secteur tertiaire.

DONNÉES OU STATISTIQUES
Suzy Canivenc, chercheuse en sciences de l’information et de la communication, définit l’infobésité comme une surcharge informationnelle, entraînant une hyperconnexion et une hyperréactivité. Les manageurs passent en moyenne entre 11 et 15 heures par semaine en réunion. En ajoutant le traitement des e-mails et des tchats, le temps total atteint 27 heures pour les dirigeants, 19 heures pour les manageurs, et 10 heures pour les salariés non manageurs.

CONSÉQUENCE DIRECTE
Cette surcharge informationnelle nuit à la concentration des employés, les empêchant de se focaliser sur leur cœur de métier, et peut contribuer à un stress accru au travail.

SOURCE
Observatoire de l’infobésité et de la collaboration numérique (OICN).

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire