
Les « dupes », ces copies légales de produits best-sellers
La contrefaçon, selon l’Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi), est définie comme « la reproduction, l’imitation ou l’utilisation totale ou partielle d’un droit de propriété intellectuelle sans l’autorisation de son propriétaire ». Ce phénomène se distingue des termes tels que copycat, imitation, dupe, pingti ou générique.
Les « dupes » désignent des produits qui imitent ceux de marques renommées, offrant l’illusion d’une offre similaire à un coût réduit. Cependant, cette similitude est limitée à l’apparence, car les dupes n’offrent aucune des caractéristiques de l’original en termes de matériaux, d’efficacité ou de durabilité.
Les produits copycat imitent l’habillage commercial d’une marque leader, en usant de son nom ou de son design d’emballage pour tirer profit de sa réputation. L’imitation, quant à elle, se réfère à un produit qui, bien que non identique, est considéré comme similaire en substance à un produit reconnu sur le marché.
Les pingti, ou « leurres » en mandarin, sont des copies haut de gamme de produits de luxe, fabriquées en Chine. Contrairement à la contrefaçon, ces produits ne reproduisent pas la marque ou le logo, mais seulement les designs et les finitions.
Enfin, les produits génériques se caractérisent par leur emballage simple et l’absence de marque reconnue. Leur principal attrait réside dans l’écart de prix significatif entre ces produits et leurs équivalents de marque.
La prévalence de ces imitations soulève des questions sur la protection des droits de propriété intellectuelle et la perception des consommateurs face à ces alternatives souvent moins coûteuses.
Source : Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi)





