
Fuite de données : 4,5 millions de clients de Pierre et Vacances-Center Parcs touchés
Le groupe Pierre et Vacances-Center Parcs (PVCP) a annoncé, le 15 mai, avoir déposé plainte suite à une fuite de données touchant 1,6 million de réservations, potentiellement affectant jusqu’à 4,5 millions de clients. Cette information a été relayée par le site de recensement des fuites en ligne, French Breaches.
Dans un courriel, PVCP a indiqué : « Le 14 mai 2026, nous avons été informés d’un incident de sécurité ayant conduit à l’exposition de certaines données personnelles avec un historique potentiel remontant à dix ans ». La faille concerne spécifiquement la plateforme La France du Nord au Sud, qui est une filiale de la marque Maeva, et non les marques Pierre et Vacances et Center Parcs. Une plainte contre X a été déposée par le groupe.
French Breaches a rapporté avoir été contacté directement par le hacker, qui a fourni des échantillons de données ainsi que des éléments techniques permettant de confirmer l’existence de l’exposition. Les données compromises pourraient inclure des informations sur des clients datant de 2005 à 2026.
Les informations potentiellement exposées comprennent le numéro de réservation, les dates et lieux de séjour, les noms des occupants, leur numéro de téléphone et leur date de naissance. Selon PVCP, « Aucune donnée bancaire, ni adresse e-mail n’ont pu être collectées », et la société affirme avoir identifié et corrigé la faille.
L’incident a été signalé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Les cyberattaques continuent d’augmenter en France, touchant divers secteurs, y compris des opérateurs de téléphonie et des chaînes hôtelières. En avril, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a également subi une attaque massive, affectant près de 12 millions de particuliers et professionnels.
Selon des rapports d’entreprises de cybersécurité, la France figure parmi les pays les plus ciblés par les cyberattaques, qu’il s’agisse de vols de données ou d’attaques par logiciels malveillants.
Source : Le Parisien, French Breaches.





