
Le protoxyde d’azote désormais la troisième substance la plus consommée en France
Le préfet de l’Ariège a récemment pris un arrêté interdisant la commercialisation et la consommation de protoxyde d’azote sur la voie publique du 1er mai au 15 septembre 2026. Cette mesure vise à lutter contre une consommation de plus en plus préoccupante de cette substance.
Le département de l’Ariège rejoint ainsi plusieurs autres départements français qui ont déjà adopté des arrêtés similaires. Dans le texte publié le 27 avril 2026, il est stipulé que « la consommation, la commercialisation, la détention et le transport de protoxyde d’azote sur la voie publique » sont interdits pendant la période mentionnée. Les infractions à cette interdiction peuvent entraîner une amende de 15 000 euros, notamment pour ceux qui incitent des mineurs à en consommer.
Selon la préfecture, le protoxyde d’azote est désormais la troisième substance la plus consommée en France, juste après l’alcool et le tabac. Cette tendance soulève des préoccupations majeures en matière de santé publique. La consommation de protoxyde d’azote peut entraîner des accidents de la circulation et des problèmes de santé graves, allant de pertes de mémoire à des troubles cardiaques, en passant par des hallucinations et des convulsions en cas de surdosage.
L’arrêté a été motivé par une augmentation signalée par les forces de l’ordre de la présence de cartouches de protoxyde abandonnées dans l’espace public, créant ainsi un problème environnemental et une charge supplémentaire pour les services de gestion des déchets.
Les autorités encouragent également les personnes ayant des problèmes de consommation à chercher de l’aide et orientent vers des ressources disponibles, comme le site Drogues Info Service.
Source : Préfecture de l’Ariège





