Le nouveau Premier ministre hongrois a-t-il exprimé son refus sur les 90 milliards d’euros accordés à l’Ukraine ?
Péter Magyar, le chef du parti d’opposition Tisza, a remporté les élections législatives en Hongrie le 12 avril 2026, mettant fin à seize ans de règne de Viktor Orbán. À l’issue de ces élections, Magyar a présenté son plan d’actions lors d’une conférence de presse à Budapest.
Dans son discours de trois heures, il a évoqué la nécessité de rétablir des relations constructives avec l’Union Européenne. Parmi les sujets abordés, le prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine a suscité des interrogations. Des internautes ont rapporté que Magyar aurait rejeté cette aide, provoquant une certaine confusion sur sa position.
Cependant, il a précisé que la Hongrie lèverait le veto précédemment imposé par son prédécesseur concernant cette aide. Magyar a également indiqué que Budapest ne participerait pas financièrement à ce prêt, conformément à un accord établi par les dirigeants européens. Il a affirmé que la Hongrie bénéficierait d’une clause d’exemption et resterait en dehors de ce dispositif.
En revanche, Magyar a clairement exprimé son opposition à l’entrée de l’Ukraine dans l’Union Européenne, soulignant que « l’Union européenne ne peut admettre un pays en guerre ».
Lors de cette même conférence, il a également déclaré vouloir récupérer les fonds européens dus à la Hongrie, estimés à 18 milliards d’euros, actuellement gelés en raison de préoccupations concernant l’État de droit sous le gouvernement Orbán. Magyar a promis de rétablir le respect de l’État de droit et de garantir le fonctionnement démocratique du pays.
Enfin, il a évoqué la possibilité d’un passage à l’euro, sans toutefois préciser de date.
Sources : 20 Minutes, Politico.






