Les agriculteurs du Cher en détresse face aux dégâts des sangliers
Le tribunal administratif a récemment annulé en partie l’arrêté préfectoral qui, depuis 2024, autorisait les agriculteurs du Cher à effectuer des tirs de nuit pour se défendre contre les sangliers. Les agriculteurs estiment que les alternatives qui leur sont laissées sont nettement moins efficaces.
Des dommages significatifs ont déjà été observés sur les semis de maïs, et les agriculteurs craignent une aggravation des pertes d’ici la fin juin, lorsque les épis commenceront à se former. Le tribunal a jugé que le préfet avait outrepassé ses pouvoirs en permettant l’utilisation de sources lumineuses et de lunettes thermiques, ce qui est prohibé par un arrêté ministériel de 1986. Paul Gitton, producteur de maïs à Baugy, a déclaré : « Cette solution était efficace et rapide à mettre en œuvre. Avec l’effarouchement, nous devions intervenir plusieurs fois par nuit, ce qui est épuisant. »
L’association des chasseurs de grand gibier du Cher, à l’origine de la saisine du tribunal, réclame une révision complète du système d’indemnisation des agriculteurs. Jean de Jouvencel, président de l’association, souligne que d’autres méthodes de protection existent, telles que les clôtures électriques et les tirs à l’affût. Il estime également que le coût pour les chasseurs devient insoutenable, affirmant que le système d’indemnisation actuel est en réalité une assurance gratuite pour les agriculteurs.
L’année dernière, les chasseurs ont dépensé 800 000 euros pour compenser les dommages causés par le gibier.
Source : Radio France.






