L’Arizona étudie une hausse d’impôt pour les revenus cadastraux supérieurs à 5.000 euros
La piste d’une taxe visant spécifiquement les secondes résidences ne figurerait pas dans la note budgétaire de Bart De Wever. Une autre me pourrait toutefois relever la fiscalité des biens dont le revenu cadastral non indexé dépasse 5.000 euros, qu’il s’agisse ou non d’une résidence secondaire. À ce stade, la proposition reste incertaine et son rendement ne peut pas être évalué à partir des données publiques disponibles.
Une me liée au revenu cadastral
À l’approche d’un deuxième cycle de négociations budgétaires, l’Arizona cherche des économies à hauteur de 10 milliards d’euros. Parmi les pistes évoquées figure une hausse de la fiscalité immobilière. Une première hypothèse, présentée comme une taxe sur les secondes propriétés, reposait sur une augmentation de 40 % du revenu cadastral déjà indexé, via le précompte immobilier.
Mais, selon une source de la majorité ayant consulté la note du Premier ministre, celle-ci ne prévoit pas de taxe ciblant explicitement les secondes résidences. Cette source estime que cette présentation détourne l’attention d’autres éléments du débat.
La piste évoquée par L’Echo serait différente : augmenter la fiscalité pour les contribuables dont le revenu cadastral dépasse 5.000 euros, un seuil calculé sans indexation. Le critère porterait donc sur la valeur cadastrale, et non sur le fait de posséder une résidence secondaire. La me pourrait concerner un bien quelle que soit son affectation.
Un rendement difficile à estimer
Les données centralisées permettant de connaître le nombre de personnes concernées ne sont pas disponibles publiquement. Il est donc impossible, à ce stade, de chiffrer le rendement potentiel de cette hausse fiscale à partir des informations accessibles.
Le Syndicat national des propriétaires et copropriétaires (SNPC) critique l’accumulation de mes fiscales. Il estime qu’elle risque de décourager l’investissement immobilier et la mise en location, avec des effets possibles sur l’offre de logements locatifs et les loyers. Le syndicat rappelle également que la déductibilité des intérêts d’emprunt a été supprimée pour les biens autres que l’habitation propre.
Une piste encore incertaine
La me n’est pas arrêtée. Un interlocuteur du MR, parti présenté comme le plus opposé à cette piste, indique qu’aucun feu vert n’a été donné. Les négociations budgétaires doivent encore déterminer si cette proposition sera maintenue ou écartée.
Auteur : Sylvain Anciaux
Source : Politique: toute l’actualité – Le Vif (www.levif.be)
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