Zika : la surveillance se poursuit malgré le recul du virus, sans vaccin ni traitement spécifique
Le virus Zika circule encore dans plusieurs régions du monde, même si les cas restent peu nombreux en France hexagonale. Le plus souvent sans symptômes ou responsable de manifestations modérées, il peut toutefois provoquer de graves complications neurologiques et présenter un risque particulier pendant la grossesse. En l’absence de vaccin et de traitement antiviral spécifique, la prévention des piqûres et la vigilance après un séjour en zone de circulation restent essentielles.
Ce que l’on sait sur le virus Zika
Zika est une infection virale transmise principalement par des moustiques du genre Aedes, dont le moustique tigre. La transmission sexuelle est également possible. Une personne infectée peut, à son tour, transmettre le virus à des moustiques pendant quelques jours autour du début de l’infection.
La grande épidémie de 2015-2016 a touché notamment l’Amérique du Sud et les Caraïbes. Depuis, la circulation du virus est plus limitée, mais elle persiste dans certaines régions d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie-Pacifique. Selon le dossier de l’Inserm publié le 18 septembre 2026, 18 cas importés ont été recensés en France hexagonale en 2025, après des séjours dans plusieurs pays. « Importé » signifie que la contamination a eu lieu lors d’un voyage à l’étranger ; ce chiffre ne signale pas une transmission locale.
Le moustique tigre est implanté dans de nombreux départements français, mais sa présence ne signifie pas que le virus y circule. Le dossier de l’Inserm indique que trois cas autochtones ont été déclarés en France hexagonale en 2019 et aucun depuis. Ces données décrivent la situation rapportée pour les années citées et ne préjugent pas d’évolutions ultérieures.
Ce que montrent les données
Plus d’une personne infectée sur deux ne ressentirait aucun symptôme. Lorsqu’ils apparaissent, ceux-ci surviennent généralement dans les jours qui suivent l’infection : éruption cutanée, fièvre souvent modérée, yeux rouges, fatigue, douleurs articulaires ou musculaires et maux de tête. Ces signes ressemblent à ceux d’autres infections transmises par les moustiques, notamment la dengue et le chikungunya. Seul un examen biologique peut aider à confirmer le diagnostic.
La plupart des formes symptomatiques restent modérées et disparaissent spontanément. Plus rarement, l’infection est associée au syndrome de Guillain-Barré, une atteinte neurologique pouvant entraîner une faiblesse musculaire ou une paralysie. Pendant la grossesse, le virus peut être transmis au fœtus et perturber le développement cérébral. Le risque concerne aussi les infections sans symptômes apparents chez la mère.
L’Organisation mondiale de la santé confirme qu’il n’existe actuellement ni vaccin préventif ni traitement spécifique contre Zika. Les soins visent donc à soulager les symptômes ; une prise en charge hospitalière peut être nécessaire en cas de complication.
Ce que cela signifie concrètement
Les personnes qui voyagent dans une région où le virus circule peuvent réduire le risque d’infection en se protégeant des moustiques, qui piquent surtout le jour : vêtements couvrants, moustiquaires et répulsifs utilisés conformément à leur notice. Éliminer les eaux stagnantes autour du logement contribue aussi à limiter les lieux où les moustiques se reproduisent.
Les femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse sont particulièrement concernées. Le ministère de la Santé recommande d’envisager le report d’un voyage dans une zone où Zika circule, ou de demander conseil à un professionnel de santé avant le départ. La transmission sexuelle étant possible, des rapports protégés sont à prévoir après une exposition au virus, selon les recommandations applicables à la situation. Une personne enceinte qui a séjourné dans une zone concernée, ou dont le partenaire y a été exposé, doit demander un avis médical, même en l’absence de symptômes.
Après un séjour à risque, l’apparition de signes compatibles justifie de contacter un médecin et de mentionner le voyage. Les symptômes pouvant ressembler à ceux d’autres infections, il est préférable de ne pas conclure soi-même à une infection par Zika.
Les limites à connaître
Le nombre de cas détectés dépend de la surveillance et des tests réalisés ; il ne correspond pas nécessairement à toutes les infections, notamment parce que beaucoup passent inaperçues. De même, la présence du moustique tigre ne suffit pas à établir une circulation locale du virus. Les données présentées ici ne constituent pas une alerte épidémique.
Les informations médicales de cet article ont été recoupées avec le dossier de l’Inserm, la fiche de l’Organisation mondiale de la santé et les recommandations du ministère de la Santé. Cet article fournit une information générale : il ne constitue ni un diagnostic médical ni une prescription personnalisée.
Source : Dossiers – Inserm
Sources institutionnelles complémentaires : Organisation mondiale de la santé – Maladie à virus Zika ; Ministère de la Santé – Virus Zika.
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