Pourquoi l’alliance PS-LFI n’a pas fonctionné à Toulouse ?
Le 22 mars 2026, lors du second tour des élections municipales, l’alliance entre le Parti Socialiste (PS) et La France Insoumise (LFI) a échoué à Toulouse, une des villes les plus observées. La gauche a enregistré une perte significative de voix par rapport au premier tour, tandis que le maire sortant Jean-Luc Moudenc a obtenu un score supérieur de 8 points à celui de la liste de gauche unie.
Malgré les attentes initiales, cette coalition n’a pas convaincu les électeurs. Une électrice, ayant voté socialiste au premier tour, a exprimé son désaccord avec LFI, déclarant : « L’extrême gauche ne me convient pas. C’est un tout. Monsieur Mélenchon n’est pas aidant. » Jean-Luc Moudenc, réélu, a souligné que le comportement du PS a contribué à sa victoire, affirmant que ce parti a été un des artisans de son succès.
Au second tour, Moudenc a gagné environ 33 700 voix, tandis que la gauche a perdu près de 3 600. La participation a également augmenté de 6 % par rapport au premier tour, représentant 17 000 électeurs supplémentaires. Selon David Gouard, politologue, cette mobilisation accrue démontre que l’alliance entre LFI et PS est perçue comme peu productive, LFI étant souvent considéré comme un « épouvantail » par des électeurs modérés.
François Piquemal, représentant de la gauche unie, a noté que Moudenc a su mobiliser des abstentionnistes, ce qui a contribué à son succès. C’est la troisième fois que Moudenc remporte la mairie de Toulouse, atteignant cette fois-ci son meilleur score.
Source : Franceinfo




