
La Rochelle : Olivier Falorni maintient l’application des arrêtés municipaux malgré les critiques
Olivier Falorni, maire de La Rochelle, a affirmé son intention de ne pas renoncer à l’application des arrêtés municipaux de 2023 et 2025, signés par ses prédécesseurs, Jean-François Fountaine et Thibaut Guiraud. « Je reste droit dans mes bottes ! », a-t-il déclaré, rappelant une formule popularisée par Alain Juppé en 1995. Le maire souligne que ces arrêtés, bien que non soumis à l’approbation préalable du Conseil municipal, sont pleinement approuvés par ses soins. « S’ils n’avaient pas été pris, je l’aurais fait, à la virgule près ! », a-t-il ajouté.
L’opposition de gauche, regroupée sous le nom de La Rochelle unie, a soulevé des inquiétudes quant à l’application de ces arrêtés. Maryline Simoné, leader socialiste, a dénoncé ce qu’elle considère comme une « chasse aux SDF » dans une « ville humaniste par tradition et conviction ». Elle a évoqué les conséquences négatives sur « la réputation et l’image » de La Rochelle, qualifiant cette approche de « faute politique et humaine ».
Un discours jugé « caricatural » par Olivier Falorni, qui a insisté sur le fait que la verbalisation des marginaux ne relève pas d’une « problématique sociale mais comportementale ». Il a cité un incident où une femme a été insultée par un groupe de personnes dans la rue, affirmant que « des règles de vie en commun » doivent être respectées.
Le maire a précisé que La Rochelle unie confond les pauvres et les marginaux à problèmes, tout en affirmant qu’il est essentiel d’être « intraitable avec ceux qui se mettent en travers du chemin des autres ». Cette position a suscité des critiques, notamment de la part du communiste Brahim Jlalji, qui pense qu’elle pourrait diviser la majorité falorniste.
De son côté, l’opposition divers droite, représentée par Soraya Ammouche, a prôné une approche nuancée, soulignant la nécessité de ne pas faire l’amalgame entre les marginaux qui troublent l’ordre public et les sans-abri victimes de leur situation.
La complexité de la réalité sociale à La Rochelle est mise en avant par divers groupes, qui reconnaissent que la précarité et l’exclusion touchent des individus aux parcours variés. La liste Une Vision pour La Rochelle insiste sur la nécessité de prendre en compte ces réalités humaines disparates.
Source : Sud Ouest





