
Tahiti, le 16 mai 2026 – Une convention signée vendredi entre la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) et les forces de sécurité intérieure, comprenant la Police nationale et la Gendarmerie, permet aux enquêteurs habilités d’accéder directement aux données d’état civil de la CPS. Le respect du secret médical est entièrement garanti, et tous les accès seront tracés et encadrés.
La signature a eu lieu sous l’égide du président de la Polynésie française, en présence de la représentante du haut-commissaire. Cet accord vise à réduire les délais administratifs qui ralentissaient les enquêtes, facilitant ainsi l’obtention des autorisations judiciaires nécessaires.
Les données fournies sont exclusivement administratives, sans impact sur le secret médical. Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de mesures déjà mises en place par le gouvernement polynésien, coordonné par le délégué interministériel aux addictions. Parmi ces mesures figurent le recrutement de deux chargés de mission spécialisés, le déploiement du dispositif ELSA (Équipes de liaison et de soin en addictologie) aux urgences, et l’ouverture d’un pôle de santé mentale.
En outre, un troisième médecin addictologue a été intégré au Centre de prévention et de soin des addictions (CPSA), et la formation des infirmiers scolaires à la détection précoce a été lancée. En octobre 2025, le Comité opérationnel territorial anti-fraude (Cotaf) a également été créé pour lutter contre le blanchiment et les flux financiers liés aux trafics.
Cette convention marque un pas significatif vers une collaboration renforcée entre les institutions de santé et les forces de sécurité afin d’améliorer la réactivité face aux problématiques de santé publique et de sécurité.
Source : Caisse de Prévoyance Sociale.





