“C’est des mensonges”… au marché d’Agen, l’hantavirus glisse sans vraiment s’imposer

C’est des mensonges : l’hantavirus glisse sans vraiment s’imposer au marché d’Agen

Ce samedi 16 mai au matin, sous la halle du marché couvert d’Agen, l’hantavirus circule davantage dans les conversations que dans les inquiétudes. Entre scepticisme affiché, prudence mesurée et fatigue face aux alertes sanitaires, chacun y va de son regard.

« C’est des mensonges, je n’y crois pas du tout. En tout cas, pour moi, le monde continue de tourner. » Assis devant son café, en bordure des allées du marché, un client ne laisse pas l’hantavirus gâcher son samedi matin. Autour de lui, les tasses s’entrechoquent et les sacs se remplissent, tandis que le brouhaha habituel couvre largement les préoccupations sanitaires.

Carine, derrière son étal de fromages, sert ses habitués sans modifier ses gestes. « On n’y pense pas, personne n’a peur de ça, c’est encore trop tôt, » souffle-t-elle, entre deux clients. Vincent, un autre commerçant, partage le même sentiment : « Pour l’instant, on n’est pas dans ça, aucune inquiétude. » Bien que l’information circule, elle reste en arrière-plan, loin des préoccupations liées aux prix et à la qualité des produits.

Sous la halle, entre lassitude et haussements d’épaules

De nombreux clients reconnaissent avoir entendu parler de l’hantavirus sans pour autant changer leurs habitudes. Mireille, une retraitée, confie : « On en entend tellement, maintenant… » Les alertes répétées semblent créer une forme de distance ; elle écoute sans se laisser envahir. Cette retenue s’apparente parfois à de la méfiance. Certains craignent moins la maladie que l’emballement jugé excessif. Les discussions bifurquent rapidement vers des sujets quotidiens, comme la météo ou les événements sportifs.

Quelques voix dissonantes dans le flot du marché

Derrière cette apparente désinvolture, certaines nuances émergent. Un commerçant, vigilant, observe l’actualité. « On ne va pas paniquer, mais quand on parle de virus lié aux rongeurs, il faut quand même suivre ça, » admet-il. Pas de peur, mais une vigilance de bon sens. Sophie, une mère de famille, partage une prudence personnelle : « Quand on est parent, on écoute peut-être différemment. » Elle préfère rester attentive, surtout face à des informations floues.

Le tempo du samedi matin plus fort que l’inquiétude

Sous le marché, les balances claquent et les odeurs de pain chaud et de café dominent l’atmosphère. Alain, derrière son comptoir, observe ce ballet. Il remarque des questions, des avis tranchés, mais surtout une volonté de continuer.

Ce samedi matin, l’hantavirus n’a pas figé Agen. Il s’est simplement invité dans les échanges, révélant des réactions contrastées : rejet franc, prudence discrète et curiosité mesurée. Chacun jauge à sa manière, mais tous semblent attachés à une certitude simple : ne pas laisser l’inquiétude prendre toute la place.

Source : La Dépêche

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