Moyen-Orient : l’angoisse des diasporas iranienne et libanaise en France face à la guerre

Moyen-Orient : l’angoisse des diasporas iranienne et libanaise en France face à la guerre

Publié le 05/03/2026 – 11:13 UTC+1, Mis à jour à 11:43

Alors que la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël en Iran et au Liban entre dans son sixième jour, l’inquiétude grandit parmi les Iraniens et les Libanais installés en France. Les nouvelles arrivent au compte-gouttes, parfois pas du tout.

De nombreux expatriés ressentent une culpabilité étrange, celle d’être loin et en sécurité, pendant que leurs proches vivent sous la menace. Roula, une expatriée libanaise, évoque une fatigue profonde : « Moi, je suis venue il y a plus de 35 ans et c’était déjà la guerre. C’était déjà la fin d’une autre guerre. Et maintenant, cela continue. C’est donc une guerre perpétuelle. »

Rakan, un autre expatrié libanais et chauffeur de VTC à Paris, exprime son souhait de paix : « Nous sommes (les Libanais) en faveur de la paix, et j’espère la paix, que ce soit pour Israël ou pour les Arabes. C’est ce que j’espère en tant que père, pour mes enfants. Je veux tout le monde autour d’une petite table afin que l’on puisse dire : « ceci est pour moi, ceci est pour toi. » »

Même sentiment d’impuissance côté iranien

Amir, un informaticien de 32 ans vivant à Villeurbanne près de Lyon, suit l’actualité iranienne de près. En France depuis 2018, il est très inquiet car, en raison de la coupure totale d’internet en Iran, il n’a plus de nouvelles de sa famille depuis cinq jours. « Le premier jour quand a commencé la guerre, mes parents m’ont appelé pour me dire de ne pas m’inquiéter, ici c’est calme jusqu’à maintenant, mais depuis, plus rien. Ni téléphone, ni internet. Rien. »

Amir ajoute : « Je ne peux pas manger, je ne peux pas dormir. C’est très compliqué. Un jour il y a internet, je peux parler trois secondes avec ma famille, avec des amis et après c’est fini. » L’attente infinie de nouvelles de ses proches le plonge dans une angoisse persistante.

Derrière les stratégies militaires et les chiffres économiques, il ne reste à Amir que l’espoir de ne pas être le prochain à porter le deuil à distance.

Source : Euronews, AFP

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