
Des sangliers envahissent les jardins de Collégien
Des sangliers ont été aperçus dans plusieurs jardins de la commune de Collégien, située en Seine-et-Marne, où résident un peu plus de 3 000 habitants. Cette situation inattendue a suscité l’inquiétude parmi les habitants. Joëlle, résidente de l’allée des Catalpas, témoigne : « Ça fait 30 ans qu’on habite ici. Ça n’était jamais arrivé. » Le 12 mai 2026, deux sangliers ont été vus dans leur jardin, où ils sont restés pendant au moins une heure. « En dix jours, c’est la troisième fois qu’ils viennent, mais c’est la première fois qu’on les voit. Maintenant, ils viennent en journée ! », ajoute son mari, Jean-Pierre.
Table des matières
Une situation inédite
D’autres habitants de Collégien partagent des expériences similaires. Jean, qui vit dans la même commune depuis trois décennies, montre des traces de passage dans son jardin, affirmant qu’il a entendu des grognements derrière sa clôture quelques jours auparavant. Les dégâts dans le jardin de Joëlle et Jean-Pierre sont significatifs, avec plusieurs mètres carrés de pelouse retournés et des trous de 15 centimètres de profondeur.
Témoignages croissants
Le 15 mai, des sangliers ont également été signalés dans l’allée des Jonquilles. Philippe Lemaire, maire adjoint, indique avoir reçu plusieurs signalements accompagnés de photos et vidéos. « Bien que la présence de ces mammifères en milieu urbain soit de plus en plus fréquente, c’est la première fois que notre commune y est confrontée », précise-t-il.
Risques et préoccupations
La présence des sangliers engendre des inquiétudes parmi les résidents, notamment en ce qui concerne la sécurité des enfants. Jean, père de quatre enfants, s’interroge sur les risques potentiels en cas de rencontre avec ces animaux. De plus, certains habitants craignent la transmission de maladies, comme la maladie d’Aujeski, aux animaux domestiques.
Intervention des autorités
Face à cette situation, la mairie a pris des mesures pour gérer le problème. Philippe Lemaire souligne que la seule personne habilitée à intervenir est un lieutenant de louveterie bénévole, qui ne peut pas agir à tout moment. Il a été constaté que les sangliers se sont installés dans un petit bois adjacent à l’arboretum, ce qui complique les interventions en raison de la proximité des quartiers résidentiels.
Une cohabitation nécessaire
La mairie prévoit de communiquer avec les résidents concernés et de fournir des recommandations sur la manière de réagir face à ces animaux. Philippe Lemaire insiste sur la nécessité d’élaborer un protocole pour faire face à cette situation à l’avenir.
La question de la cohabitation entre les sangliers et les habitants sera également discutée lors des prochaines réunions communautaires. L’urbanisation croissante de la région réduit l’habitat naturel des sangliers, ce qui les pousse à s’approcher des zones urbaines.
Source : Actu.fr



