Parfumu de Glicine Editura Macedonski- Craiova 1996

Parfum de Glicine : Un Événement Littéraire en Roumanie

Le roman « Parfum de Glicine » de Ghjacumu Thiers, publié par l’édition Macedonski à Craiova, a été lancé officiellement au début de 1997, après sa sortie en fin d’année 1996. Cette œuvre offre aux lecteurs roumains une opportunité de découvrir la littérature d’une île dont la voix avait jusqu’alors été perçue de manière contradictoire. Le livre a été accueilli comme un événement littéraire majeur par les médias locaux et nationaux roumains.

Les critiques ont naturellement porté leur attention sur les problématiques contemporaines de la Corse, tout en abordant la dimension universelle de l’œuvre. Ovidiu Ghidirmic, critique littéraire, souligne que la question nationale est plus pertinente que jamais à la fin de ce siècle et millénaire, affirmant que sa solution est essentielle pour l’avenir de la planète. Il évoque les conflits entre tradition et modernité, ainsi que les tensions générationnelles et politiques, qui sont des thèmes centraux dans le roman.

La préface de l’édition roumaine met en lumière la personnalité de Thiers, ainsi que les thèmes et techniques narratives qui caractérisent la communauté corse. Florea Firan remarque que le roman soulève la question de l’intellectuel comme seule conscience lucide dans une société confuse, marquée par l’incertitude. La quête d’une solution et d’une issue, qui représente également un effort d’affirmation de l’identité, se manifeste dans la recherche de communication avec autrui.

Des articles publiés par des journaux tels qu’Înainte, Gazeta de Sud, et Cuvîntul Libertatii ont insisté sur les thèmes du roman et sur la « transposition admirable en roumain des vocables corses ». De plus, le projet de l’édition Macedonski de créer une collection de littérature corse a suscité un intérêt notable parmi le public roumain.

Le roman a également bénéficié d’une large présentation dans les « Annales de l’Université de Craiova ». Un article y présente « A Funtana d’Altea » comme une « œuvre ouverte », offrant plusieurs possibilités d’interprétation. Bien que l’œuvre soit ouverte à une relecture, elle soulève également des thèmes de non-communication. La technique narrative utilisée transforme la négation linguistique en un trop qui agit à un niveau macro-textuel. « A Funtana d’Altea » a été bien accueilli en Roumanie, tant par la critique que par le public, ouvrant la voie à la traduction d’autres œuvres corses.

Source : Parfum de glicine, Ed. Macedonski, 1996, Craiova.

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