
Hantavirus : Leo Schilperoord, possible « patient zéro » à bord du MV Hondius
Un retraité néerlandais, Leo Schilperoord, pourrait être identifié comme le premier cas d’une épidémie d’hantavirus à bord du navire d’expédition MV Hondius. Agé de 70 ans, cet ornithologue passionné et sa femme Mirjam effectuaient un voyage en Amérique du Sud lorsqu’une excursion près d’Ushuaia, en Argentine, a été pointée du doigt comme un moment clé dans la propagation du virus.
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Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que d’autres cas pourraient émerger, en raison des interactions entre les passagers avant que l’alerte ne soit donnée, le premier cas ayant été confirmé le 2 mai.
La visite d’une décharge : un lieu de contamination potentiel
Originaire de Haulerwijk, aux Pays-Bas, Leo Schilperoord et son épouse ont visité une décharge près d’Ushuaia fin mars, un site attirant de nombreux ornithologues, mais également connu pour abriter des rongeurs, porteurs du hantavirus. Les autorités argentines suspectent que le couple ait inhalé des particules contaminées provenant d’excréments de rats pygmées à longue queue, porteurs de la souche andine du virus.
L’épidémie à bord du MV Hondius
Le couple a embarqué sur le MV Hondius le 1er avril, avec 112 autres passagers. Cependant, Leo a commencé à présenter des symptômes inquiétants le 6 avril, incluant fièvre, maux de tête et diarrhées. Son état s’est rapidement détérioré, et il est décédé le 11 avril à bord du navire. Mirjam, qui a quitté le navire le 24 avril, est décédée le lendemain de son arrivée à Johannesburg, avec une infection confirmée à l’hantavirus.
Des membres d’équipage et d’autres passagers ont été placés sous surveillance, et des évacuations sanitaires ont eu lieu lors des escales. Des inquiétudes subsistent quant à une possible diffusion internationale du virus.
Zones d’ombre persistantes
Malgré les enquêtes en cours, l’OMS n’a pas encore confirmé que Leo Schilperoord était le « patient zéro ». Les autorités de la Terre de Feu contestent cette hypothèse, affirmant qu’aucun cas d’hantavirus n’a été signalé dans la région depuis des années. Il est également envisagé que le couple ait été exposé à une souche du virus lors de leur passage au Chili, où des foyers ont déjà été identifiés.
Les cas parmi les passagers et membres d’équipage laissent penser que des transmissions ont eu lieu à bord, mais la chronologie exacte et l’ampleur de la chaîne de transmission demeurent floues.
Source : Futura Sciences






