Hantavirus : Incubation, létalité, transmission… Ce que l’on sait après la conférence de la ministre de la Santé
Table des matières
- Que sait-on des cas recensés en France ?
- Le virus circule-t-il en France ?
- Pourquoi la souche « Andes » inquiète-t-elle autant ?
- Combien de temps dure l’incubation ?
- Des patients asymptomatiques peuvent-ils transmettre le virus ?
- Les enfants sont-ils plus vulnérables ?
- La France est-elle prête en cas d’aggravation ?
Mardi après-midi, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a tenu une conférence de presse, entourée d’experts, pour faire le point sur le foyer d’hantavirus qui a déjà causé trois morts parmi les passagers du bateau MV Hondius. Cette conférence visait à répondre aux inquiétudes croissantes en France concernant cette maladie infectieuse.
Que sait-on des cas recensés en France ?
Une femme française de plus de 65 ans est actuellement hospitalisée dans un état grave à l’hôpital Bichat à Paris. Elle présente la forme la plus sévère de la maladie, nécessitant un support par circulation extracorporelle (ECMO). Les quatre autres croisiéristes français rapatriés avec elle sont négatifs et ne présentent pas de symptômes. Par précaution, 22 cas contacts ont été identifiés et hospitalisés, tous se portant bien selon les interrogatoires menés.
Le virus circule-t-il en France ?
Les autorités sanitaires affirment qu’il n’y a pas de circulation du virus sur le territoire national. Les cas positifs recensés sont exclusivement des croisiéristes, et les cas contacts sont placés dans des chambres à pression négative pour limiter tout risque de contamination aérienne.
Pourquoi la souche « Andes » inquiète-t-elle autant ?
Les spécialistes ont confirmé qu’il s’agit probablement de la souche andine de l’hantavirus, qui peut se transmettre entre humains. Cette souche est associée à une mortalité élevée, avec des taux de létalité pouvant atteindre 50 %. Toutefois, l’épidémiologiste Antoine Flahault appelle à la prudence, soulignant que les taux de mortalité observés dans certaines régions des Andes ne sont pas nécessairement représentatifs de ceux observés dans des hôpitaux européens bien équipés.
Combien de temps dure l’incubation ?
Actuellement, les experts estiment une durée d’incubation médiane de deux à trois semaines, pouvant aller jusqu’à six semaines. Cette durée pourrait évoluer à mesure que des données supplémentaires deviennent disponibles.
Des patients asymptomatiques peuvent-ils transmettre le virus ?
Les scientifiques restent prudents sur cette question. Il est possible qu’un patient asymptomatique puisse être contagieux, avec une contamination potentielle pouvant survenir jusqu’à 48 heures avant l’apparition des premiers symptômes.
Les enfants sont-ils plus vulnérables ?
Aucune donnée solide ne permet de conclure que les enfants sont plus vulnérables. Bien que trois adolescents figurent parmi les cas contacts hospitalisés, les médecins argentins et chiliens rapportent que les enfants présentent la même maladie et mortalité que les adultes, même si les cas pédiatriques restent rares.
La France est-elle prête en cas d’aggravation ?
Le gouvernement a affirmé qu’il avait tiré les leçons de la pandémie de Covid-19. Les stocks de masques sont en cours de reconstitution, et aucune difficulté n’a été rencontrée pour hospitaliser les cas contacts. Par ailleurs, des chercheurs de l’Institut Pasteur travaillent sur la possibilité d’un vaccin, promettant une réponse rapide grâce à la connaissance de la structure du virus.
Source : 20 Minutes



