
Géros contre-attaque : “Il essaie de faire une OPA mais je n’ai pas l’impression que ça marche”
Tahiti, le 29 avril 2026 – Dans une interview accordée à Tahiti Infos, Antony Géros a réagi aux conclusions du tribunal administratif concernant l’annulation du gala de MMA à Paea. Il a affirmé assumer la décision sur le fond, malgré des critiques sur la forme, et a profité de l’occasion pour s’exprimer sur des enjeux politiques. Accusé d’“OPA” au sein du Tavini, il a renvoyé cette accusation à Moetai Brotherson et n’a pas exclu un éventuel basculement lors du collectif budgétaire, tout en évitant de s’engager sur le dépôt d’une motion de renvoi.
Géros a précisé qu’il travaille déjà sur une remise à plat du texte au Cesec, en concertation avec les partenaires sociaux et les élus du Tapura et d’Ahip.
Concernant le gala de MMA, il a expliqué : “Aujourd’hui, dans certaines pratiques du MMA, on autorise à frapper un adversaire à terre. Pour moi, ça s’apparente à du combat de rue.” Il a exprimé qu’il n’est pas opposé à la pratique du MMA en soi, mais souhaite qu’un cadre sportif soit respecté, surtout lors d’événements ouverts à tous, y compris aux mineurs.
Sur la décision du tribunal, il a admis qu’un problème de timing avait été relevé, précisant qu’un concours de circonstances avait conduit à la confusion des demandes. “Je ne conteste pas la décision du juge,” a-t-il déclaré.
Géros a également évoqué la responsabilité financière liée à cette annulation, mentionnant que sa successeure devra assumer une facture d’un peu plus d’un million, alors qu’il avait lui-même dû gérer des décisions héritées, notamment une station d’épuration qui lui avait coûté 43 millions.
Concernant la situation politique, il a affirmé que Brotherson, en tant qu’ancien cadre du Tavini, ne pouvait pas faire une OPA sur le parti. “Il essaie de faire une OPA. Malheureusement, je n’ai pas l’impression que ça ait l’air de marcher,” a-t-il ajouté.
Il a également évoqué l’urgence de clarifier la situation au sein du Tavini, notamment après l’exclusion de 15 membres dissidents, soulignant que le cas de Brotherson serait traité ultérieurement.
À l’approche du collectif budgétaire prévu en juin, il a noté que le président n’a plus sa majorité, mais qu’il existe une majorité qui pourrait être mobilisée selon les textes. “Aujourd’hui, je n’ai pas les 3/5es des voix pour une motion de défiance,” a-t-il précisé.
Géros a conclu en appelant à la paix et à la responsabilité pour préparer l’avenir sans attendre.
Source : Tahiti Infos



