Frais d’inscription discriminatoires dans l’enseignement supérieur

Frais d’inscription discriminatoires dans l’enseignement supérieur : une mobilisation se dessine

Ce mardi 12 mai, la communauté universitaire se mobilise contre une hausse significative des frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·es. Le gouvernement prévoit une augmentation des frais de 178 € à 2 895 € pour les diplômes de premier cycle, et de 254 € à 3 941 € pour les diplômes de deuxième cycle. Cette mesure, jugée discriminatoire, s’inscrit dans un contexte où plusieurs décisions récentes semblent cibler spécifiquement les étudiant·es internationaux.

En 2019, un précédent projet, intitulé « Bienvenue en France », avait permis aux établissements d’enseignement supérieur de choisir d’appliquer ou non ces frais majorés. La majorité des établissements avait alors opté pour des frais d’inscription égalitaires. Cependant, la promesse gouvernementale d’augmenter le nombre de bourses pour compenser cette hausse n’a pas été respectée.

Le ministre de l’Éducation, Philippe Baptiste, a récemment annoncé des modifications urgentes du code de l’éducation, visant à interdire les politiques égalitaires adoptées par certains établissements. Ce projet, intitulé « Choose France for Higher Education », sera appliqué dès la rentrée prochaine, malgré l’opposition des organisations représentatives des étudiant·es et des universités.

L’objectif de cette mesure soulève des inquiétudes quant à la marchandisation du service public d’enseignement supérieur, avec des implications potentielles pour l’ensemble des étudiant·es, y compris français·es. Les établissements seraient ainsi contraints d’augmenter leurs ressources propres pour compenser le retrait budgétaire de l’État, transformant le financement de l’éducation d’un service public collectif à une offre financée par des étudiant·es considérés comme des clients.

Génération·s appelle à rejoindre les rassemblements organisés dans diverses villes universitaires, notamment à Paris, où une manifestation partira de Jussieu à 12h. L’organisation insiste sur la nécessité de revenir au principe constitutionnel de gratuité de l’enseignement public, inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946.

Source : Génération·s

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