Entretien d’embauche : les 3 erreurs qui éliminent les candidats dès les 10 premières minutes, selon les DRH

Entretien d’embauche : les 3 erreurs qui éliminent les candidats dès les 10 premières minutes

C’est devenu, en l’espace de deux ans, le réflexe rédhibitoire numéro un des recruteurs : un CV ou une lettre de motivation visiblement rédigés par une intelligence artificielle. La généralisation de ChatGPT et de ses concurrents a inondé les boîtes mail des DRH de candidatures lisses, calibrées et interchangeables. Claude Fasula, DRH du Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres, souligne : « C’est clair et ça se sent tout de suite. » La sanction est immédiate : « Si je vois que c’est fait par l’IA, j’écarte », prévient-elle. Son conseil : privilégier une candidature imparfaite mais authentique.

Un deuxième signal d’alarme, contre-intuitif, est la surqualification. Sur un marché du travail en tension, un profil bardé de diplômes peut sembler attrayant, mais cela soulève des questions sur la motivation réelle et le risque de départ rapide. Claude Fasula insiste sur l’importance d’adapter sa candidature au poste visé et d’expliciter les raisons d’un éventuel changement de cap professionnel.

Le troisième écueil, souvent visible lors de l’entretien, est l’excès de confiance. Claude Fasula affirme que « l’humilité » est cruciale. Un candidat qui se présente comme un profil parfait sans échec déclenche la défiance. « Quelqu’un qui est extrêmement sûr de lui et qui ne sait pas répondre à la question ‘qu’est-ce qui a pu vous mettre en difficulté ?’, ça ne passera pas », martèle-t-elle. Préparer une situation d’échec assumée et ce qu’elle a permis d’apprendre est donc essentiel pour dépasser les dix premières minutes.

Au rayon des questions pièges, Claude Fasula bannit le classique « vos qualités, vos défauts ». À la place, elle pose des questions ouvertes pour déstabiliser le candidat : « Votre meilleur souvenir et votre moins bon souvenir ? » et « Si je questionnais un de vos proches, qu’est-ce qu’il me dirait de vous ? ». Ces formats obligent à une auto-évaluation plus authentique.

Concernant les codes vestimentaires, Claude Fasula estime que leur importance a diminué. Tant que la tenue respecte les codes sociaux de base, cela n’a pas d’importance majeure. Elle admet ne pas porter de tailleur au quotidien, soulignant que la préparation doit se concentrer sur le contenu plutôt que sur l’apparence.

Enfin, pour trancher entre plusieurs candidats, des critères concrets entrent en jeu. À compétence égale, la disponibilité rapide du candidat devient un facteur déterminant. De plus, dans le cadre du plan d’égalité femmes-hommes, les établissements peuvent privilégier le sexe le moins représenté dans un service.

Le triptyque gagnant pour passer la barrière des dix minutes repose donc sur l’authenticité, l’humilité et la disponibilité immédiate, des éléments souvent plus déterminants que le plus prestigieux des CV.

Source : Capital

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