
ENTRETIEN EXCLUSIF : « C’est une avalanche d’émotions », témoigne Jacques Paris, ancien otage en Iran avec Cécile Kohler
Le 7 avril dernier, le chef de l’État Emmanuel Macron annonçait le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris. Ces deux enseignants avaient été arrêtés par les autorités iraniennes et accusés d’espionnage en 2022. Le 4 novembre 2025, le couple avait été libéré, après 1 277 jours passés en prison, sans avoir le droit de quitter le territoire iranien.
Jacques Paris est de retour en France avec Cécile Kohler depuis le mercredi 8 avril, marquant la fin de quatre années d’inquiétude pour leurs proches. Les deux enseignants, âgés respectivement de 41 et 72 ans, étaient assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran depuis cinq mois, après trois ans et demi de détention dans la prison d’Evin.
Invité de notre édition régionale le 30 avril, Jacques Paris, désormais de retour à Nantes, se montre rassurant : « Je vais bien autant qu’on puisse aller bien après cette épreuve. » Il ajoute que « physiquement ça va, psychologiquement, moralement ça va », soulignant qu’ils ont décidé avec Cécile de ne plus laisser cette épreuve les priver de vivre pleinement.
« C’est une avalanche d’émotions », déclare-t-il, en évoquant les retrouvailles avec leurs familles et amis. Parmi ses proches, Marie-Brigitte Huet et Jean-Louis Liters, membres de son comité de soutien, partagent également leur joie de le retrouver.
Jacques Paris souligne l’importance du soutien reçu durant sa détention, conscient d’un mouvement de solidarité qui s’est développé en leur faveur. « Nous n’étions pas seuls », rappelle-t-il, évoquant les encouragements de ses filles.
Pour faire face à cette période difficile, Jacques Paris, ancien professeur de mathématiques, a utilisé sa passion pour sa matière. « Si tu ne contrôles pas ton esprit, ton esprit te détruira », se répétait-il, se concentrant sur des démonstrations mathématiques dans son esprit.
Il garde en mémoire les événements traumatisants vécus, notamment un bombardement de la prison d’Evin, qui a causé 79 morts. « Ce n’est pas derrière nous », affirme-t-il, tout en exprimant sa volonté de profiter de la vie à présent.
Jacques Paris évoque également des projets d’avenir, soulignant que ce qui motive, ce sont les projets, et qu’ils ont déjà commencé à reprendre leurs relations sociales et familiales, essentielles après une telle privation.
Les portraits de Jacques Paris et Cécile Kohler seront retirés de la façade de la mairie de Nantes le 4 mai à 15 heures, marquant symboliquement la fin d’un chapitre.
Source : France Télévisions




