Après la crise chez Grasset, une clause de conscience pour les auteurs ? La ministre de la Culture répond

Après la crise chez Grasset, une clause de conscience pour les auteurs ?

Interpellée le 29 avril par la sénatrice Sylvie Robert (PS), qui propose l’introduction d’une nouvelle loi pour protéger les auteurs, Catherine Pégard, ministre de la Culture, a salué le « prestige de Grasset » et encouragé l’étude de pistes visant à protéger les éditeurs et les auteurs.

Catherine Pégard, qui s’est exprimée pour la première fois depuis le limogeage d’Olivier Nora, directeur de Grasset, le 14 avril dernier, a reconnu l’importance de la question soulevée par la sénatrice. Ce licenciement, à l’origine d’une mobilisation significative d’auteurs, a mis en lumière les enjeux de l’indépendance éditoriale.

La ministre a déclaré qu’il est « légitime de s’interroger sur la rupture du lien entre les auteurs et leurs maisons d’édition quand la politique éditoriale est brutalement modifiée ». Cette position rejoint celle d’Emmanuel Macron, qui a évoqué la nécessité de réfléchir à l’instauration d’une clause de conscience dans le droit français lors du Festival du livre de Paris.

Sylvie Robert travaille à l’élaboration d’un texte en collaboration avec des parlementaires de différentes formations politiques, ainsi qu’avec des auteurs et des juristes. Elle souligne qu’il est crucial de ne pas braquer les éditeurs et de rassembler un soutien large autour de cette initiative.

Pour la ministre, il est essentiel de continuer à explorer les pistes qui protégeront à la fois les éditeurs et les auteurs. Bien que des fondations soient posées, l’édifice juridique reste à construire.

Source : Télérama

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