«Si je ne viens pas, qu’est-ce que je fais ? Je mange des cailloux ?» : dix ans après la loi prostitution, des TDS toujours plus précarisées et isolées

Dix ans après la loi sur la prostitution : une précarité persistante pour les travailleuses du sexe

Dix ans après l’adoption de la loi du 13 avril 2016, qui a pénalisé les clients dans le but de lutter contre le système prostitutionnel, les travailleuses du sexe (TDS) se déclarent toujours plus précarisées et isolées. Cette législation, qui visait à protéger les personnes en situation de prostitution, semble avoir eu des conséquences inattendues, selon les témoignages recueillis à Montpellier.

La loi de 2016 a été présentée comme un moyen de réduire la demande et de protéger les droits des travailleuses du sexe. Toutefois, de nombreuses TDS affirment qu’elle a entraîné une marginalisation accrue. « Si je ne viens pas, qu’est-ce que je fais ? Je mange des cailloux », déclare l’une d’elles, illustrant ainsi la réalité difficile à laquelle elles sont confrontées.

En termes de contexte, la prostitution en France est un sujet complexe, où les enjeux de sécurité, de santé et de droits humains se croisent. Selon une étude de l’INSEE, environ 20 000 personnes exercent la prostitution en France, un chiffre qui reste stable malgré les changements législatifs.

Les conséquences de cette loi se manifestent par une augmentation de la précarité. Les travailleuses du sexe rapportent des difficultés accrues pour accéder à des services de santé et des protections sociales, ainsi qu’une exposition plus importante à la violence. La stigmatisation et l’isolement social se sont intensifiés, rendant leur situation encore plus vulnérable.

Ainsi, dix ans après sa mise en œuvre, la loi du 13 avril 2016 soulève des questions sur son efficacité et sur la nécessité d’une réévaluation des politiques publiques concernant la prostitution.

Source : Libération.

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