
Élection à la présidence de Plaine Commune : Bally Bagayoko face à Karim Bouamrane
Un duel se dessine pour la présidence de Plaine commune, une intercommunalité regroupant sept villes de Seine-Saint-Denis et comptant environ 460 000 habitants. D’un côté, Bally Bagayoko, le nouveau maire insoumis de Saint-Denis, et de l’autre, Karim Bouamrane, l’édile socialiste de Saint-Ouen.
Jusqu’à récemment, Bally Bagayoko était le seul candidat déclaré pour ce poste. Toutefois, Karim Bouamrane a décidé de se porter candidat, exprimant ses craintes que Jean-Luc Mélenchon, leader des Insoumis, utilise cette présidence comme une plateforme pour sa candidature à la présidentielle de 2027.
Plaine commune inclut, en plus de Saint-Denis-Pierrefitte, six autres villes dirigées majoritairement par des maires de gauche, et une ville de droite, Épinay-sur-Seine. Bally Bagayoko a contesté l’idée que son statut de maire de Saint-Denis le rendrait illégitime pour diriger l’établissement public, rappelant que cette question n’avait pas été soulevée lorsque son prédécesseur socialiste était en fonction.
Dans un clip de campagne, Bagayoko a promis une gouvernance « partagée » et « respectueuse » des différentes communes. Il bénéficie du soutien de plusieurs maires, dont ceux de La Courneuve, de l’Île-Saint-Denis et de Stains, ainsi que du nouveau maire d’Aubervilliers, qui a remporté son siège grâce à l’union de la gauche.
De son côté, Karim Bouamrane a déclaré que la présidence de Plaine commune n’était pas un but en soi, mais qu’il souhaitait une « candidature de compromis ». Cependant, il a averti que si Bagayoko était élu, il pourrait retirer plus de 26 millions d’euros de contributions financières à l’intercommunalité, Saint-Ouen étant le principal contributeur net.
Hervé Chevreau, maire d’Épinay-sur-Seine, a exprimé ses préoccupations quant à l’impact d’une candidature insoumise sur l’attractivité de la région pour les investisseurs. Mohamed Gnabaly, maire écologiste de L’Île-Saint-Denis, a également souligné l’importance de maintenir une gouvernance stable et de ne pas laisser les tensions entre Insoumis et socialistes entraver la coopération.
Le vote pour élire le président de Plaine commune est prévu ce mardi à 18 heures.
Source : AFP





