
19 mai 2026 à 07h30
Mis à jour le 19 mai 2026 à 17h10
Durée de lecture : 5 minutes
Le balisage en plastique utilisé pour les événements sportifs en plein air, bien que pratique pour les organisateurs, a des conséquences environnementales préoccupantes. Ce type de signalisation, souvent fabriqué à partir de polyéthylène non biodégradable, contribue à la pollution des forêts et de la faune qui y vit.
Guillaume Blanc, enseignant-chercheur à l’université Paris Cité, souligne l’importance de la connexion avec la nature pour le bien-être physique et mental. Cependant, il met en garde contre l’utilisation de matériaux plastiques pour le balisage lors des activités sportives en extérieur, qui détériorent l’écosystème forestier.
Des conséquences durables
Le balisage temporaire, souvent installé pour des compétitions ou des randonnées, est fréquemment abandonné, laissant des morceaux de plastique qui se décomposent en microplastiques. Ces particules, une fois libérées, polluent l’air et le sol, aggravant une situation déjà critique en matière de pollution plastique. Selon une étude de l’Ademe, environ 75% des sols français sont contaminés par des microplastiques.
Une pratique à revoir
Les collectivités locales et l’Office national des forêts (ONF) sont appelés à interdire l’utilisation de ces matériaux pour des événements sportifs. En effet, cette signalisation excessive renforce l’idée que la nature doit s’adapter aux besoins humains, négligeant ainsi sa préservation.
Il est crucial d’envisager des alternatives plus respectueuses de l’environnement, telles que des panneaux en matériaux naturels ou des formations à l’orientation pour les sportifs. La préservation des forêts et de la biodiversité doit devenir une priorité dans l’organisation d’événements sportifs.
Pour de plus amples informations sur la pollution plastique et ses effets, consultez les ressources de l’Ademe.
Source : Reporterre




