
Comment peut-on élever nos enfants aujourd’hui aux Antilles ?
Guadeloupe, 4 mai 2026 – La violence armée en Guadeloupe soulève des inquiétudes croissantes parmi les familles. Avec 12 homicides par balle enregistrés depuis le début de l’année, la situation devient alarmante pour les parents qui se demandent comment offrir un avenir sûr à leurs enfants.
En Guadeloupe, où la population est d’environ 400 000 habitants pour 40 000 armes à feu, cela représente une arme pour dix personnes. Les jeunes, âgés de 17 à 20 ans, sont de plus en plus souvent impliqués dans des actes de violence. Les forces de police, telles que la brigade anticriminalité, sont en première ligne pour lutter contre cette délinquance. Une saisie d’armes a lieu tous les trois jours, mettant en lumière l’ampleur du problème.
Les autorités rapportent une hausse de 45 % des homicides par balle en 2025, avec 32 meurtres, et un quart des meurtres sur l’archipel serait lié au narcotrafic. Les armes, souvent fabriquées aux États-Unis ou au Brésil, transitent par des îles voisines avant d’atteindre la Guadeloupe, rendant leur interception difficile.
Les témoignages de familles endeuillées révèlent l’impact émotionnel de cette violence. Claudine et Lynsey Belveder, la mère et la sœur de Jessy, tué à 23 ans, expriment leur douleur et leur sentiment d’insécurité. Cindy, la sœur de Jessy, questionne l’avenir de ses enfants dans un environnement si dangereux : « Comment peut-on élever nos enfants aujourd’hui aux Antilles ? »
Face à cette crise, les autorités s’engagent à renforcer les moyens de la police et de la gendarmerie, avec la promesse de nouvelles brigades nautiques et d’un laboratoire d’analyse balistique.
La situation actuelle pose un défi majeur pour les familles guadeloupéennes, qui cherchent à protéger et élever leurs enfants dans un contexte de violence croissante.
Source : Franceinfo




