En Colombie, la guérilla EMC reconnaît avoir fait une « erreur » après l’attentat qui a coûté la vie à 21 civils

En Colombie, la guérilla EMC reconnaît avoir fait une « erreur » après l’attentat qui a coûté la vie à 21 civils

L’attentat meurtrier survenu sur une route colombienne, faisant 21 victimes civiles, a été revendiqué par la guérilla Etat-major central (EMC) qui a reconnu avoir commis une « erreur ». Dans un communiqué publié le 28 avril, la guérilla, issue des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui ont rejeté l’accord de paix de 2016, a exprimé sa « profonde douleur » face à cet incident.

L’explosion d’une bombe de forte intensité, survenue le 25 avril sur la route panaméricaine reliant Cali et Popayan, a également blessé 56 personnes. Ce bilan représente le plus lourd tribut civil depuis plus de deux décennies, alors que le pays se prépare pour le premier tour de l’élection présidentielle prévu le 31 mai.

Contexte

L’armée colombienne soupçonne que les rebelles aient mis en place un barrage routier pour attirer les forces de l’ordre dans une embuscade. Le ministre de la Défense, Pedro Sanchez, a déclaré que l’EMC avait agi en représailles à la pression militaire croissante dans le département du Cauca, une région riche en cultures de coca, après l’échec des négociations de paix entre le président Gustavo Petro et Ivan Mordisco, le leader de cette dissidence.

Données ou statistiques

Mardi, la police a annoncé l’arrestation de José Vitonco, alias « Mi Pez », identifié comme le « principal responsable » de l’attentat. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme en Colombie a appelé le gouvernement et les groupes armés à « prévenir » et « cesser toute attaque » contre les civils.

Conséquence directe

Le président Petro a accusé l’attentat de viser à « saboter les élections », alors que son héritier politique, Ivan Cepeda, est en tête des sondages. Les candidats de droite, quant à eux, tiennent le gouvernement responsable de la violence, évoquant une négligence face aux groupes armés.

Mercredi, Petro a également accusé le gouvernement équatorien d’ingérence, suggérant que des explosifs utilisés dans l’attentat pourraient provenir d’Equateur. En réponse, le président équatorien Daniel Noboa a dénoncé ce qu’il considère comme une incursion de guérilleros à la frontière, affirmant que son pays protégerait sa population et ses frontières.

Source : Le Monde avec AFP

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