Châlons : des lycéens se penchent sur l'éco-anxiété face au changement climatique

Châlons : des lycéens se penchent sur l’éco-anxiété face au changement climatique

Durant trois mois, près de quarante élèves du lycée Jean-Talon à Châlons ont mené des recherches sur l’éco-anxiété chez les jeunes et leur engagement face à l’urgence environnementale. Cette initiative, portée par l’association Accustica, Atmo Grand Est et l’Université de Reims Champagne-Ardenne (Urca), a impliqué également des élèves des lycées Marc-Chagall à Reims et François Ier à Vitry. Les résultats de cette étude ont été présentés mardi.

L’objectif principal était de décrypter l’éco-anxiété chez les lycéens ainsi que leurs comportements pro-environnementaux. La méthodologie adoptée a été rigoureuse, divisant les participants en deux groupes : l’un dédié à la recherche, l’autre aux tests. Des hypothèses ont été formulées, des analyses chiffrées réalisées, et des questionnaires soumis aux jeunes à deux mois d’intervalle.

Des capteurs pour mesurer la qualité de l’air châlonnais

En collaboration avec Brice Gournay, ingénieur chez Atmo, certains lycéens ont utilisé des capteurs mobiles pour mesurer la qualité de l’air dans divers contextes, tels que la marche, les transports ou la voiture. Les résultats indiquent une évolution globalement positive avec une diminution des particules fines. Selon les élèves, 92 % des émissions d’ammoniac proviennent de l’agriculture, tandis que le trafic, le chauffage et l’activité industrielle contribuent majoritairement aux gaz et particules invisibles. Ils notent également que la pollution augmente par temps sec, en particulier près des zones commerciales, et que les piétons sont particulièrement exposés.

Du covoiturage mis en place depuis l’expérience

Parallèlement, une enquête menée auprès des terminales a exploré divers aspects, tels que la consommation de viande rouge et l’utilisation des transports en commun. L’éco-anxiété a été mesurée à 14,04 points sur 65 avant la sensibilisation, et à 13,96 points après. Toutefois, cette enquête présente des limites, notamment un faible échantillon. Selon les élèves, seulement 7 sur 27 se considèrent comme force de proposition face au changement climatique. Ils notent que la sensibilisation seule ne suffit pas à modifier durablement les comportements, bien que certaines initiatives individuelles, comme le covoiturage, aient été mises en place.

Responsabiliser aussi les adultes

Les chercheurs soulignent l’importance de la responsabilisation des adultes, y compris des enseignants. Un élève a observé que certains professeurs ouvrent les fenêtres alors que le chauffage est en marche. Marie Olivier, maître de conférences à l’Urca, a confirmé que l’apprentissage par l’exemple est très efficace et que l’éco-anxiété peut se transmettre d’une génération à l’autre.

Cette étude met en lumière les défis auxquels font face les jeunes face au changement climatique, tout en soulignant l’importance d’un engagement collectif et intergénérationnel.

Source : L’Hebdo du Vendredi.

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