Consultations publiques : NON au déterrage des blaireaux ! • ASPAS

Consultations publiques : NON au déterrage des blaireaux

Chaque année, des préfets en France autorisent l’ouverture anticipée de la chasse par déterrage des blaireaux, souvent dès le 15 mai, ce qui coïncide avec la période d’élevage des jeunes. L’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) appelle à la mobilisation citoyenne pour mettre fin à cette pratique jugée cruelle et obsolète. Les citoyens sont invités à participer aux consultations publiques dans les départements concernés.

Pourquoi il est important de se mobiliser

La saison de chasse générale s’étend de septembre à février, mais pour les blaireaux, les désastres peuvent commencer dès le printemps. La législation permet que des périodes complémentaires de vénerie sous terre soient autorisées par arrêté préfectoral à partir du 15 mai. Avant toute publication de ces arrêtés, une consultation publique doit être organisée, et l’ASPAS encourage fortement la participation des citoyens. Des avis nombreux et motivés peuvent influencer les décisions préfectorales.

Les consultations en cours

Les départements concernés par des projets d’arrêtés de déterrage sont listés, et les citoyens sont invités à faire connaître leur opposition. Par exemple, en Loire-Atlantique, un projet d’arrêté pour la saison 2026-2027 prévoit une période complémentaire de vénerie sous terre à partir du 15 mai 2027. Les avis doivent être déposés avant le 14 avril 2026. Des projets similaires sont en cours dans d’autres départements comme le Lot-et-Garonne, la Haute-Marne, la Mayenne, le Rhône et la Saône-et-Loire.

Conséquences de la vénerie sous terre

La vénerie sous terre est perçue comme une pratique non sélective, souvent associée à des souffrances animales considérables. Les blaireaux, déjà vulnérables, subissent des destructions de leurs terriers, ce qui peut également affecter d’autres espèces animales. De plus, la période de déterrage coïncide avec la dépendance des jeunes blaireautins envers leurs parents, exacerbant les risques de mortalité.

Données et statistiques

  • Selon le Conseil d’État, il est interdit de tuer les jeunes blaireaux, mais des incidents de mortalité surviennent lors des opérations de déterrage. En effet, les chiens échappent souvent au contrôle des chasseurs, entraînant des blessures ou la mort des petits blaireaux.
  • Des décisions judiciaires récentes ont annulé plusieurs arrêtés autorisant ces périodes complémentaires, soulignant la nécessité de protéger cette espèce fragile.

La mobilisation citoyenne est essentielle pour faire entendre des voix opposées à cette pratique, afin de préserver la biodiversité et le bien-être animal.

Source : ASPAS

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