
Futur directeur de la Cafat : le bras de fer continue entre le gouvernement et les syndicats
La tension a atteint un nouveau sommet, ce jeudi 30 avril, devant le siège de la Cafat. À l’initiative de l’Usoenc, environ cinquante militants se sont rassemblés pour dénoncer une méthode perçue comme « contraire à l’esprit du paritarisme ». Le conflit se concentre sur la procédure de nomination du futur directeur général de la caisse, qui suscite également l’inquiétude de la Fédération des fonctionnaires, ayant adressé un courrier au président du gouvernement le 28 avril.
Dans cette lettre, le syndicat souligne une « absence de dialogue social » et affirme que les démarches ont été entreprises « sans la moindre concertation avec le conseil d’administration de la Cafat ». Il rappelle qu’une demande d’audience formulée dès le 15 avril « demeure sans suite » et estime qu’« une concertation minimale s’impose », notamment sur le calendrier et l’examen des candidatures. La Fédération évoque également des « doutes quant aux garanties de neutralité et de transparence » entourant le processus.
Alexis Falematagia, secrétaire général adjoint de l’Usoenc, a insisté à l’issue d’une réunion avec l’exécutif, comprenant le président Alcide Ponga et le porte-parole Christopher Gygès, sur l’importance de consulter le conseil d’administration avant toute nomination. Le syndicat réclame la « suspension du recrutement » pour permettre un processus « consensuel » entre partenaires sociaux et gouvernement.
De son côté, le gouvernement défend un « processus classique ». Christopher Gygès a précisé que le directeur est nommé par le gouvernement après avis du conseil d’administration, évoquant un appel à candidatures et une consultation prévue dans les prochains jours. Concernant le calendrier de cette nomination, un mois avant les élections provinciales, il a souligné qu’il s’agit d’anticiper dans un contexte de recrutement « de plus en plus difficile ».
Cependant, le désaccord semble dépasser le cadre de la procédure. Un membre du gouvernement a affirmé que « la Cafat, ce n’est pas un État dans l’État », et a mis en avant le poids du financement public dans l’équilibre des régimes sociaux. Les syndicats, pour leur part, dénoncent une décision perçue comme « unilatérale » et un risque de rupture avec les pratiques historiques de concertation.
La mobilisation des syndicats, jugée « maîtrisée » ce jeudi matin, pourrait « monter d’un cran » si leurs revendications ne sont pas prises en compte. Le conseil d’administration de la Cafat est attendu en début d’après-midi par le gouvernement.
Source : LNC.nc






