Cette nouvelle théorie vertigineuse suggère que les 95 % invisibles de notre univers pourraient n'être qu'un simple mirage

Une nouvelle théorie remet en question la matière noire et l’énergie noire de l’univers

Depuis près d’un siècle, les astrophysiciens sont convaincus que l’univers est dominé par deux entités mystérieuses : la matière noire et l’énergie noire. Invisibles et indétectables directement, elles serviraient pourtant à expliquer l’essentiel de ce que nous observons dans le cosmos. Cependant, une étude récente menée par Rajendra Gupta, professeur de physique à l’Université d’Ottawa, remet en cause cette idée. Selon lui, ces concepts pourraient être des illusions créées par l’évolution lente des forces fondamentales de la nature, une hypothèse qui pourrait bouleverser la cosmologie actuelle.

Depuis les années 1930, les astronomes ont observé des anomalies qui ne correspondent pas aux lois de la gravité telles que nous les comprenons. Les étoiles situées à la périphérie des galaxies tournent beaucoup plus vite qu’elles ne devraient, comme si elles étaient retenues par une masse invisible. De plus, les mesures de l’expansion de l’univers indiquent qu’elle s’accélère, suggérant l’existence d’une mystérieuse « énergie noire ».

Pour expliquer ces phénomènes, le modèle cosmologique standard introduit deux ingrédients hypothétiques : environ 27 % de matière noire et 68 % d’énergie noire, soit environ 95 % au total, contre seulement 5 % de matière « ordinaire » (étoiles, planètes, gaz). Or, après des décennies de recherches et des milliards investis dans des détecteurs ultraprécis, aucune particule de matière noire n’a encore été observée.

La proposition audacieuse de Gupta avance que les forces fondamentales de l’univers, comme la gravité, s’affaiblissent progressivement au fil du temps. Ce changement subtil pourrait expliquer pourquoi les galaxies et l’expansion cosmique se comportent de manière « anormale ». Dans son étude, Gupta introduit un paramètre, noté α, qui émerge de la variation des constantes fondamentales. À grande échelle cosmologique, ce paramètre semble accélérer l’expansion de l’univers, imitant ainsi l’effet de l’énergie noire. À l’échelle astrophysique, α génère une « gravité supplémentaire » là où la matière visible est rare, reproduisant les courbes de rotation étranges attribuées jusqu’ici à la matière noire.

Si la théorie de Gupta se confirmait, ses implications seraient considérables. La recherche de particules de matière noire pourrait s’avérer inutile, et la notion d’énergie noire pourrait disparaître du vocabulaire scientifique. Toutefois, cette hypothèse est loin de faire l’unanimité. Le modèle cosmologique standard a permis de prédire avec précision de nombreuses observations, et les idées de Gupta devront être rigoureusement testées pour espérer s’imposer.

Cette recherche rappelle que la science progresse en questionnant les évidences. Comme le souligne Gupta, « parfois, l’explication la plus simple est la meilleure ». Cette possibilité ouvre une nouvelle voie dans la quête pour comprendre ce que l’univers est réellement.

Source : Sciencepost

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