
Environnement : Qu’est-ce que Banlieue climat, l’association récompensée lors des Flammes 2026 ?
Lors de la quatrième édition des Flammes, qui s’est tenue le 23 avril 2026 à La Seine musicale, l’association Banlieue climat a été mise à l’honneur grâce à l’engagement social du rappeur franco-sénégalais Seyfu. Cette distinction souligne l’importance d’intégrer les enjeux environnementaux dans les quartiers populaires.
Fondée en 2022 par Abdelaali El Badaoui, Sanaa Saitouli, Féris Barkat et Youssef Soukouna, Banlieue climat a pour mission de mobiliser les habitants des quartiers populaires sur les questions climatiques. L’association propose des formations et des projets à travers la France, visant à démocratiser les connaissances sur l’environnement et à encourager les initiatives locales plutôt que de fournir des solutions toutes faites.
Banlieue climat a gagné en notoriété, notamment sur les réseaux sociaux et dans le milieu associatif. En novembre 2025, ses membres ont participé à la COP30 au Brésil, où ils ont plaidé pour une écologie plus inclusive et sociale.
En France, un baromètre de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine de 2021 indique que près de 78 % des habitants des quartiers populaires estiment qu’il est prioritaire de développer la transition écologique pour améliorer leur cadre de vie. Cependant, un sondage de l’association Ghett’up révèle que 70 % des jeunes de ces quartiers ne se sentent pas représentés dans les mobilisations contre le réchauffement climatique.
Les populations précaires, en particulier celles vivant dans les quartiers populaires, sont particulièrement vulnérables aux effets du réchauffement climatique, tels que la pollution de l’air et la précarité énergétique. Sanaa Saitouli a souligné que l’écologie fait partie intégrante du quotidien de ces quartiers, où la sobriété est souvent une nécessité.
L’association Banlieue climat déplore le manque de reconnaissance politique des enjeux écologiques dans ces territoires. En vulgarisant les données scientifiques, elle aspire à donner aux habitants des quartiers populaires la légitimité de s’impliquer dans le débat environnemental.
Source : La Croix




