Qu’est-ce que l’infection à hantavirus ?

[Cet article a été publié pour la première fois le 4 mai 2026, et mis à jour et republié le 11 mai]

Depuis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, dimanche 3 mai, le décès de trois personnes à bord du bateau de croisière MV Hondius reliant Ushuaia, en Argentine, au Cap-Vert, les articles se multiplient pour expliquer ce qu’est l’infection à hantavirus.

“[Il s’agit d’] une maladie rare souvent causée par le contact avec des excréments de rongeurs infectés”, commence The New York Times.

Elle peut se transmettre par morsure, contact avec la salive d’un rongeur porteur d’un hantavirus, mais le plus souvent, c’est par inhalation de poussières contaminées par des particules d’excréments ou d’urine séchés. “Le contact avec l’agent pathogène peut avoir lieu au moment du nettoyage de locaux longtemps inoccupés”, précise le quotidien espagnol El Mundo.

Transmission interhumaine avec la souche des Andes

La transmission d’humain à humain de ces virus est extrêmement rare. “Les hantavirus présents aux États-Unis ne sont pas connus pour se transmettre d’une personne à l’autre”, insiste le quotidien américain. En revanche, la transmission interhumaine a été observée avec la souche dite “des Andes”, détectée chez une passagère décédée. Cette souche se trouve principalement au Chili et en Argentine, le pays d’où est parti le navire.

“Pendant de nombreuses années, l’hantavirus était présent surtout en Patagonie, à l’extrême sud du pays”, mais depuis juin 2025, “la plupart des cas ont été recensés dans la région centrale du pays, la province de Buenos Aires qui a enregistré le plus grand nombre de cas avec 42”, explique CNN. Cette saison épidémique est particulière : les cas humains de contamination à l’hantavirus ont presque doublé par rapport à la précédente, et on constate un nombre record de décès depuis 2018.

Entre 2025 et 2026, 101 cas ont été répertoriés, parmi lesquels 32 ont été mortels, selon Infobae, qui résume les dernières données du ministère de la Santé argentin. “Si le nombre de cas est resté stable par rapport aux années précédentes, le taux de létalité est en augmentation”, relève Nature.

“Selon la revue médicale The Lancet, ce nom vient de la région de la rivière Hantan, en Corée du Sud, où le virus a été identifié dans les années 1970”, rapporte The Japan Times, qui indique : “Les hantavirus sont une famille de virus responsables de deux maladies : la première attaque surtout les poumons et la seconde les reins. La maladie pulmonaire est la plus connue, parce que son taux de létalité est très élevé, autour de 40 %.”

Il n’existe pas de vaccin ou de médicament spécifique pour soigner les infections à hantavirus. Le traitement consiste essentiellement à soulager les symptômes, semblables à ceux de la grippe, parmi lesquels fièvre, maux de tête ou douleurs musculaires. Pour ce qui est de la prévention, il s’agit de limiter les contacts avec les rongeurs et leurs déjections.

Alors que les passagers sont en cours de débarquement et de rapatriement dans leurs pays d’origine, l’enquête est toujours en cours pour comprendre comment le virus s’est retrouvé à bord du MV Hondius. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a insisté : “il ne s’agit pas d’une autre épidémie de Covid-19.

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