
Face au blocage d’Ormuz, les pays du Golfe ont trouvé des routes alternatives pour commercer
Deux mois après le début du conflit au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz, passage vital pour le commerce mondial, est toujours bloqué par l’Iran. Cette situation représente un coup dur pour les économies du Golfe, qui dépendent largement des exportations de pétrole et de gaz vers le reste du monde. Le détroit d’Ormuz est également une porte d’entrée essentielle pour les marchandises. Pour continuer leurs livraisons, les pays du Golfe ont dû développer des routes alternatives.
Pour contourner le détroit d’Ormuz, qui est bloqué depuis début mars en raison de la guerre au Moyen-Orient, les compagnies maritimes ont rapidement rerouté leurs navires. Une partie des cargos se dirige désormais vers des petits ports situés à l’entrée du détroit. Aux Émirats arabes unis, le port de Khor Fakkan a vu son activité exploser, nécessitant chaque jour plus de 6 000 camions pour décharger les conteneurs, contre une centaine avant le début des hostilités. Cependant, ces infrastructures commencent à atteindre leur saturation, entraînant de longues files de poids lourds.
Sur la façade opposée de la péninsule arabique, le port de Jeddah, en Arabie saoudite, s’est imposé comme l’alternative principale. Les porte-conteneurs en provenance du canal de Suez y déchargent leurs marchandises, qui sont ensuite transportées par la route à travers le désert vers les Émirats, Bahreïn ou le Koweït. Le port enregistre actuellement environ 120 000 conteneurs par semaine, une hausse significative par rapport aux 50 000 conteneurs avant la guerre.
Cette situation a également suscité l’intérêt pour de nouveaux projets logistiques, tels que le corridor Imec, lancé en 2023, qui vise à relier l’Inde à l’Europe en contournant partiellement le détroit d’Ormuz. Toutefois, la réalisation de ce projet dépend d’un rapprochement entre l’Arabie saoudite et Israël, un facteur d’incertitude dans le contexte actuel.
Source : RFI




