
À Strasbourg, les élues pourront voter en congé maternité : une avancée inédite
À Strasbourg, une nouvelle règle vient d’être adoptée au Parlement européen, permettant aux élues de continuer à voter durant leur congé maternité. Cette évolution rompt avec une pratique qui interdisait jusqu’à présent la délégation de vote, mettant en lumière le retard de certains parlements nationaux, y compris la France.
Jusqu’à présent, le vote au sein du Parlement européen était strictement personnel, et les élues absentes pendant leur congé n’avaient pas la possibilité de faire entendre leur voix. La réforme, adoptée le 29 avril, autorise désormais les eurodéputées à confier leur vote à un ou une collègue par procuration, à partir de trois mois avant la date prévue de l’accouchement et jusqu’à six mois après la naissance. Cette mesure a été largement soutenue par les différents groupes politiques et a été accueillie par des applaudissements.
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen et mère de quatre enfants, a salué cette avancée en déclarant : « Voilà du progrès, voilà de la vraie représentation, voilà un parlement moderne. »
Cette réforme répond à des témoignages d’élues, comme Delara Burkhardt, qui a exprimé son indignation face à l’absence de représentation pendant son congé maternité : « Ma voix était perdue. Ce n’est pas seulement injuste, c’est antidémocratique. »
Le texte doit encore être ratifié par les 27 États membres de l’Union européenne pour entrer en vigueur, mais il envoie un message fort sur la nécessité d’adapter les règles pour ne pas exclure certaines élues. Bien que l’extrême droite ait soutenu la mesure, elle a exprimé des réserves concernant une éventuelle extension du vote par procuration. De son côté, le député vert Daniel Freund a salué cette décision comme « historique », tout en regrettant qu’elle ne s’applique pas aux hommes en congé paternité.
Cette réforme marque un tournant dans la reconnaissance des droits des élues et souligne l’importance de la représentation des parents au sein des institutions politiques.
Source : HuffPost






